Dix marchés à bestiaux dans les daïras de la wilaya et 59 points de vente sont autorisés à vendre les moutons du sacrifice, a-t-on appris de l’inspecteur vétérinaire de la direction des services agricoles de Sidi Bel Abbés.
Une décision émanant du wali de Sidi Bel Abbes qui autorise les éleveurs engraisseurs à vendre leurs moutons et l’ouverture des marchés à bestiaux. Pour la bonne marche de l’opération de vente, les services de l’inspection vétérinaires ont déployé 30 vétérinaires du secteur public qui auront la mission du contrôle sanitaire des bestiaux et 41 vétérinaires privés se sont portés volontaires pour contrôler les bergeries et les fermes.
Les vétérinaires effectueront des visites régulières aux marchés de Sidi Bel Abbés, Sfisef, Télagh, Ben Badis, Ras El Ma, Ain El Berd, Tenira et Sidi Lahcen, Sidi Yagoub et Marhoum où réguler la vente des moutons, rassurer les acheteurs sur place de la santé de leur mouton. Les vétérinaires seront mobilisés également pour assurer les deux jours de l’Aïd, la permanence au niveau des abattoirs pour le contrôle sanitaire des carcasses des moutons sacrifiés et assurer des prestations gratuites aux citoyens des communes dépourvues d’abattoirs, en cas de doute de maladie quelconque.
Selon le docteur vétérinaire Kadi Diafi, les vétérinaires seront vigilants pour la prospection de la fièvre aphteuse et contrôler les certificats sanitaires du cheptel à son entrée aux marchés à bestiaux et interdire le déplacement des bêtes de la wilaya vers d’autres wilayas et également ceux provenant d’autres wilayas. Par ailleurs, d’autres mesures de précautions sont prises par les services de l’inspection vétérinaires en collaboration avec les services de sécurité, pour interdire l’organisation des points de vente informels. Concernant la hausse des prix des moutons, le professionnel de la santé animale impute le problème à la demande qui est supérieure à l’offre, indiquant le cheptel ovin a régressé ces dernières années à cause de l’abattage de la femelle, la cherté et le manque de l’aliment de bétail et l’absence de pâturage causé par la détresse hydrique et la sécheresse au cours de ces deux dernières années, a-t-il argué. Pour les éleveurs, le prix des bestiaux a augmenté de 3 millions de centimes pour le mouton et deux millions pour la brebis.
Certains éleveurs ont indiqué que la hausse des prix du mouton est due aux spéculateurs et faux éleveurs, qui gagnent 3000 Da et plus sur chaque tête. Les intermédiaires raflent la mise et tirent profit de cette situation, au détriment des éleveurs qui se sont occupés de leurs bêtes, tout au long de l’année les ont nourri et pris en charge leur état sanitaire alors qu’ils sont toujours blâmés par les citoyens.
Ces derniers s’inquiètent du prix du mouton qui oscille entre 65 000 et 140000Da la tête et attendent une intervention des autorités publiques afin de voir les prix baissés à la veille de l’Aid El Adha.
Fatima A


