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Son prix a dépassé les 700 DA : la banane hors de portée

L’importation de la banane, ce fruit exotique, préféré des Algériens, connaît une nouvelle agitation ces dernières semaines.

Les Oranais ont certainement remarqué que la banane est presque introuvable sur les étals, et si elle est disponible, le prix affiché dépasse les 700 DA.

Un air de déjà vu pour l’Etat qui traque les spéculateurs à l’origine de l’indisponibilité de ce fruit, et par conséquent, son prix élevé, alors qu’au niveau des marchés mondiaux ce fruit reste le plus abordable car cédé par les pays producteurs à moins d’un dollar le kilo, ce qui rend la marge bénéficiaire des importateurs algérien plus grande à ce prix.

Le prix de la banane n’a pourtant connu aucune augmentation de son prix sur le marché mondial, ni des prix de son transport.

En effet, les experts estiment que le marché boursier de la banane est globalement stable, et ses coûts sont connus. Un signe d’une nouvelle crise qui se précise, qui impose une redistribution des cartes dans le domaine des importations de ce fruit.

« La banane est disponible au niveau du marché de gros, mais elle est cédée à des prix élevés, nous les détaillants on n’a pas le choix que de vendre ce fruit à plus de 700 DA », affirme un détaillant au marché de Plateau.

La tutelle est appelée à réagir face à cette situation et mettre les choses en clair avec les opérateurs qui activent dans l’importation de bananes, avec une réorganisation du marché de bananes en Algérie à travers l’encadrement de l’importation de ce produit, suite à la flambée de ses prix sur le marché national. Pour remettre de l’ordre, des lois de lutte contre la spéculation seront appliquées contre toute personne impliquée dans le stockage des bananes.

En attendant, son prix est actuellement en hausse, et l’Etat est face à un nouveau défi et un nouvel épisode de la lutte contre la spéculation qui a vraisemblablement la peau dure.

J.M

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