Les participants à une rencontre historique organisée, jeudi à la Maison de la culture “Mouloud Kacem Naït-Belkacem” de Tissemsilt ont mis en avant le rôle central du film documentaire dans la préservation de la mémoire nationale et sa protection contre l’oubli.
Les intervenants à cette rencontre, tenue sous le thème “Le rôle du film documentaire dans la protection de la mémoire nationale”, ont souligné que les œuvres documentaires portant sur les événements nationaux “constituent un moyen efficace pour documenter la mémoire collective et la transmettre aux générations futures”.
Organisée par l’Association Mechâal Echahid (Le flambeau du martyr) et le journal El Moudjahid, en coordination avec la direction des Moudjahidine et des Ayants- droit de la wilaya, la rencontre a été marqué par la projection du film documentaire consacré aux Algériens déportés par la colonisation française en Nouvelle-Calédonie, réalisé par Saïd Oulmi.
Ce film a profondément touché le public composé d’étudiants, d’élèves et de moudjahidine, en raison des témoignages poignants et des vérités choquantes qu’il contient sur la souffrance des déportés loin de la mère-patrie.
A cette occasion, le réalisateur du film a indiqué que ce documentaire lui a permis de révéler un volet important de la mémoire nationale et de mettre à nu les pratiques inhumaines de la colonisation française, au premier rang desquelles la déportation forcée d’Algériens à des milliers de kilomètres de leur terre.
M. Oulmi a ajouté que le film a contribué à mettre en lumière les souffrances de ces déportés à travers les témoignages de leurs enfants et leurs petits-enfants, qui ont exprimé un profond attachement à leur pays d’origine. L’œuvre a ainsi aidé à réhabiliter cette partie de l’histoire de l’Algérie.
Le réalisateur a également indiqué que ce documentaire pourrait ouvrir de nouvelles perspectives aux chercheurs et aux étudiants universitaires pour approfondir ce sujet, à travers des études académiques et des productions audiovisuelles qui enrichissent le patrimoine mémoriel national.
Pour sa part, Fatiha Si Youcef, qui a participé à la réalisation du film aux côtés de Saïd Oulmi, a affirmé avoir cherché, à travers ce travail, à recueillir des témoignages vivants des enfants et des petits-enfants des déportés, ainsi qu’à interroger les lieux de mémoire et s’appuyer sur les archives pour lever le voile sur cette page sombre de l’histoire.
De son côté, le directeur des Moudjahidine et des Ayants-droit de la wilaya, Abdelkrim Khodri, a déclaré que le “Forum de la mémoire”, lancé par la direction, poursuivra ses efforts pour approfondir la recherche sur les différents aspects de la mémoire nationale et de l’histoire de la Révolution de Libération dans la région de l’Ouarsenis.
Il a précisé que ce travail portera sur les grands événements de la Révolution et ses figures marquantes, afin de permettre aux générations présentes et futures de s’inspirer de leurs valeurs et enseignements.


