Le procès de quatre trafiquant de rendez(vous pour visas Schengen qui était prévu pour le 15 janvier au tribunal d‘Alger a été reporté à une date ultérieure.
Tout a commencé par un coup de filet qui avait permis de mettre hors d’état de nuire un réseau de quatre individus impliqués dans un trafic lucratif de rendez-vous visa Schengen pour l’Espagne.
En s’infiltrant dans les systèmes de réservations en ligne et en s’appropriant frauduleusement ces créneaux, ces individus les revendaient ensuite à des prix exorbitants sur le marché noir.
L’affaire a éclaté en 2023, suite à une alerte envoyée de la part de l’ambassade de l’Espagne en Algérie à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
Tout a commencé lorsque la représentation diplomatique de l’Espagne en Algérie a constaté une surcharge anormale sur le système de prise de rendez-vous en ligne.
Après avoir lancé les investigations, les enquêteurs ont très vite découvert qu’un groupe d’Algériens utilisait des programmes et des logiciels malveillants pour réserver automatiquement des rendez-vous.
Les éléments de l’enquête ont permis l’arrestation de quatre individus, âgés de 23 à 39 ans, résidant à Alger, Djelfa et Boussaâda.
Ces derniers utilisaient de fausses identités pour proposer des services fictifs, à des tarifs exorbitants, sur les réseaux sociaux.
L’un des suspects utilisait des logiciels automatiques pour détourner les procédures en ligne et avoir accès à des rendez-vous frauduleusement.
Cette pratique illégale pénalise les demandeurs légitimes, contraints de débourser des sommes importantes pour obtenir un créneau horaire pour le dépôt du dossier de visa Schengen.
Le même individu proposait des scripts informatiques à des prix allant jusqu’à 60 000 dinars algériens pour permettre à ses clients de réserver eux-mêmes leurs rendez-vous.
Pour réussir à obtenir ces créneaux, les membres de ce réseau utilisaient un logiciel spécifique selon les mêmes sources précisant que c’est pour contourner les procédures de sécurité du site de prise de rendez-vous, tout en empêchant les autres utilisateurs d’y accéder.
En analysant les comptes de ces suspects, les enquêteurs ont réussi à identifier les montants de ces opérations.
Les membres de ce réseau recevaient régulièrement des sommes allant de 4 000 à 30 000 dinars de la part de citoyens algériens.
Les quatre individus ont été mis sous contrôle judiciaire.
Leur procès, initialement prévu pour le 15 janvier dernier, a été reporté pour le 22 janvier 2025.


