
Des avancées tangibles ont été enregistrées, ces dernières années, dans la prise en charge de l’hémophilie à Oran, grâce notamment à l’introduction de nouvelles thérapies.
«Certains traitements ont révolutionné le quotidien des patients hémophiles par l’amélioration significative de la demi-vie des traitements, le mode d’administration en sous cutanés, la thérapie génique et bien d’autres nouvelles thérapies. Une évolution remarquable tend de plus en plus à rendre la vie des hémophiles proches de la normale », explique un hématologue exerçant à l’EHU d’Oran. Dans la deuxième ville du pays, la prise en charge des hémophiles s’est nettement améliorée grâce au travail accompli par les différents acteurs que sont les autorités sanitaires, le corps médical et les associations.
Pour pallier aux ruptures de médicaments, une solution a été trouvée grâce à un travail de collaboration avec les différents partenaires avec l’implication de la pharmacie centrale des hôpitaux (PCH). Des efforts accomplis à travers la mise en oeuvre du programme de prophylaxie institué depuis 2008, ont donné des résultats encourageants.
«La substitution des facteurs anti-hémophiliques à titre préventif a réellement changé la vie des patients hémophiles. La prophylaxie est considérée comme le traitement standard des hémophiles afin de prévenir les saignements redoutables notamment chez les patients atteints de la forme sévère de cette maladie», souligne ce spécialiste en hématologie. La mise en place d’un réseau de prise en charge s’est concrétisée l’an dernier par décision ministérielle N°17 du 28-05-2022 qui prévoit le rattachement aux CHU de tous les malades résidants dans les wilayas limitrophes.
Le réseau institué constitue un projet pilote au ministère de la santé qui précède même les textes d’application de la loi relative à la santé. C’est le premier réseau de maladies chroniques en Algérie. Ce projet doit toutefois être accompagné par la formation, par le renforcement du circuit de diagnostic et par l’éducation thérapeutique des patients. Un référent dans la wilaya d’Oran sera désigné par le ministère pour coordonner avec le centre de référence qui doit disposer d’une équipe pluridisciplinaire (hématologue, pédiatre, médecin biologique, rééducateur, orthopédiste, dentiste, infirmier …)
Ilyès N


