
L’ancien président américain Donald Trump est visé jeudi par de nouveaux chefs d’inculpation dans l’affaire sur sa gestion négligente de documents confidentiels à son départ de la Maison Blanche, un dossier pour lequel un procès est programmé en mai 2024.
Les procureurs fédéraux, dans un document judiciaire publié jeudi,
reprochent au favori de la primaire républicaine pour 2024 d’avoir tenté de
faire effacer des images de vidéo-surveillance de sa résidence à Mar-a-Lago
en Floride afin d’éviter qu’elles ne tombent aux mains des enquêteurs.
Il est reproché à M. Trump ainsi qu’à deux de ses assistants d’avoir
demandé à un employé de la résidence de « supprimer des images de
vidéo-surveillance du Club de Mar-a-Lago pour éviter que ces images ne
soient remises » à la justice.
L’un des deux assistants, Walt Nauta, avait déjà été inculpé aux côtés de
Donald Trump. L’inculpation du second, Carlos de Oliveira, est nouvelle.
Ce dernier, selon l’accusation, « a insisté » auprès d’un technicien de la
résidence, disant « que +le boss+ voulait que ce serveur soit effacé ».
Ces nouvelles accusations, a répondu l’équipe de campagne de M. Trump, « ne
sont qu’une nouvelle tentative sans fin » de l’administration Biden pour
« harceler » son prédécesseur. Le procureur spécial en charge de l’affaire,
Jack Smith, « sait qu’il n’y a rien dans le dossier », ajoute le communiqué.
Donald Trump a déjà plaidé non coupable et une juge a fixé, la semaine
dernière, au 20 mai 2024 l’ouverture du procès, une première pour un ancien
président.
Ce nouvel élément dans l’affaire des archives de la Maison Blanche
intervient le jour où les avocats du milliardaire républicain ont rencontré
des représentants du ministère de la Justice dans le cadre d’une autre
enquête concernant les tentatives de renverser sa défaite à l’élection de
2020, pour laquelle il pourrait également être inculpé.


