Mise en place des instances et mécanismes pour éradiquer la violence contre l’enfant et la femme
La salle de conférence de l’école Taibi Mohamed de Sidi Bel Abbes a abrité lundi le forum national sur la protection des catégories vulnérables organisé par la direction générale de la sureté nationale et le commandement de la gendarmerie nationale.
Un forum organisé à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de l’enfant et de celle pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, durant la commissaire de police la cheffe du bureau de protection des personnes vulnérables à la direction de la police judiciaire, le Commissaire de police, Yasmina Khaouas, a mis en exergue les réalisations de la DGSN en termes d’acquis et d’objectifs de spécialité et de professionnalisme, pour protéger l’enfant et la femme contre toutes formes de violences et protéger leur droits à la vie convenable, indiquant que les lois et législations promulguées mettent à l’abri ses catégories de la société contre tous les dangers moraux et physiques dont ils sont toujours victimes. Elle expliquera que la DGSN a institutionnalisé de nouvelles instances et mécanismes susceptibles de protéger les franges vulnérables de la société, dont la création de 61 brigades de protection des mineurs et 10 salles d’enregistrement audiovisuel pour enregistrer les aveux et déclarations des enfants victimes de violences sexuelles, et des salles de détention provisoire des enfants délinquants. La cadre de la police a également axé sur le rôle important du citoyen et de la société civile et leur coordination pour signaler de tous actes de violence auxquels les enfants et les femmes sont exposés, ce qui permettrait aux services de la police de réagir dans l’immédiat et protéger les victimes. Pour sa part, le lieutenant-colonel Toualbia Tarik de la brigade de la police judiciaire du commandement de la gendarmerie nationale a indiqué que tous les moyens humains et matériels sont mobilisés par ses services qui aussi s’intéressent à la formation d’éléments dans le domaine de la psychologie et de la médiation sociale afin de prendre en charge psychologiquement la victime et consacrent les actions de sensibilisation dans le milieu scolaire afin d’inciter les enfants à se maintenir à l’écart de tout ce qui les expose à des risques de délinquance et de commettre des crimes ou s’intégrer dans le monde de la toxicomanie. Selon les statistiques communiqués par la responsable de la direction générale de la sûreté nationale, il a été enregistré, au cours des neuf mois de l’année en cours, 4 942 cas d’enfants victimes de violences dont 2 226 affaires de coups et blessures volontaires, 1 105 d’agressions sexuelles, 171 enlèvements et kidnappings, 12 cas d’homicides volontaires et 148 mauvais traitement. Comparés aux statistiques de la même période de l’année 2021, où a été enregistré 5641 affaires, le bilan a connu une régression.
Le bilan de violences contre les femmes fait état de 4616 affaires, dont 3 404 violences physiques, 27 cas de meurtres et 1 036 cas d’exploitation sexuelle et économique, et le nombre de cas de violences conjugales a atteint 2 574, alors que 5 412 cas de violences contre les femmes ont été dénombrés au cours de la même période en 2021, dont 2 999 étaient des violences conjugales.
Fatima A


