Algérie

Des responsables des Nations unies ont indiqué  mardi que les sanctions contre le Niger bloquaient l’aide humanitaire  vitale, comme la nourriture et les médicaments, affirmant que des demandes  d’exemption avaient été soumises au bloc régional de la CEDEAO.

Les camions transportant de la nourriture et de l’aide humanitaire  s’entassent aux frontières terrestres du Niger depuis le changement non  constitutionnel du 26 juillet, faisant grimper les prix des denrées  alimentaires, signe de l’impact des sanctions.

« Il n’y a aucun moyen d’acheminer l’aide humanitaire dans le pays, a  déclaré Emmanuel Gignac, représentant du Haut Commissariat des Nations  unies pour les réfugiés (HCR) au Niger.

Les biens immédiats (affectés) sont  la nourriture, puis l’accès aux médicaments ».

Il a ajouté qu’une lettre officielle du chef de l’aide humanitaire de  l’ONU, Martin Griffiths, avait été adressée à la Communauté économique des  Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour obtenir des exemptions.

Les vols humanitaires de l’ONU ont également été immobilisés parce qu’ils  ne peuvent pas avoir accès au carburéacteur en raison des sanctions, ce qui  complique les efforts d’aide dans ce pays.

« Certaines agences utilisent des camions, a fait savoir Djaounsede  Madjiangar, porte-parole régional du Programme alimentaire mondial, mais  cela prend plus de temps ».

Les demandes d’autorisation spéciale de la CEDEAO pour les fournitures  d’aide n’ont jusqu’à présent pas été accordées, a-t-il ajouté.

Un porte-parole de l’agence des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a  déclaré que cette dernière avait une cinquantaine de conteneurs de vaccins,  de matériel de la chaîne du froid et d’aliments thérapeutiques bloqués à  différents points d’entrée, incapables d’accéder au pays, tandis que plus  d’un million de doses de vaccins contre la fièvre jaune et le rotavirus ne  pouvaient pas être acheminées par avion depuis l’Europe en raison de la  fermeture de l’espace aérien.

 

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