
Le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a appelé, jeudi, lors de sa participation à une réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), à l’élaboration d’un cadre continental intégré de la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA), tout en présentant les efforts consentis par l’Algérie en la matière.
Dans une intervention par visioconférence, lors de cette réunion, consacrée au thème: « IA: Gouvernance, Paix et Sécurité en Afrique », M. Ouadah a insisté sur l’importance de « développer un cadre continental intégré de la gouvernance de l’IA, reflétant les valeurs et normes africaines, garantissant la protection des droits de l’Homme, renforçant les principes de transparence et de responsabilité, tout en assurant la protection des données et en consacrant une utilisation responsable de cette technologie, notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité et de la gouvernance », indique un communiqué du ministère.
Dans ce cadre, il a réitéré le soutien de l’Algérie aux efforts du Groupe consultatif de l’UA sur l’impact de l’IA sur la paix, la sécurité et la gouvernance en Afrique, mettant en avant le rôle du pays dans cette dynamique, en particulier à travers l’organisation annuelle de la Conférence africaine des start-up, qui contribue à harmoniser les visions sur le niveau continental et à rapprocher les politiques publiques.
Le ministre a également souligné la nécessité de préserver la souveraineté numérique du continent africain, à travers le renforcement des capacités nationales, régionales et africaines, notamment par la création de centres de données modernes, le développement des infrastructures numériques, ainsi que la mise en place et le renforcement d’un cadre législatif relatif à l’IA, à la cybersécurité et à la gouvernance des données, de manière à garantir la conformité de ces efforts avec les intérêts stratégiques des pays africains, précise la même source.
Il s’agit également de mettre en place des infrastructures technologiques dédiées à l’IA, permettant de développer des modèles et des solutions plus adaptés aux spécificités des sociétés africaines d’une part, et contribuant à limiter la fuite des cerveaux d’autre part.
S’agissant de la cybersécurité, M. Ouadah a appelé à intensifier la coopération régionale dans les domaines de la prévention et de lutte contre la cybercriminalité et à faire face aux différentes menaces numériques, soulignant, à ce propos, la nécessité de ne pas utiliser l’intelligence artificielle comme outil d’ingérence dans les affaires intérieures des Etats, tout en garantissant la protection des données personnelles et la préservation des libertés individuelles, précise la même source.
Il a également insisté sur l’importance de l’investissement dans le capital humain, afin de permettre aux capacités africaines de mieux comprendre les technologies de l’IA et d’en maîtriser les aspects techniques et stratégiques.
Dans le cadre du renforcement de la coordination continentale, le ministre a appelé à l’élaboration d’une position africaine unifiée sur l’intelligence artificielle, permettant ainsi au continent de faire entendre sa voix et de défendre efficacement ses intérêts dans les fora internationaux.
Lors de son intervention, M. Ouadah a également présenté les efforts consentis par l’Algérie en matière de l’IA, mettant en avant les progrès « notables » réalisés ces dernières années, notamment à travers la promotion de l’enseignement et de la formation spécialisée, la mise en place des bases de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle, et le renforcement du cadre juridique régissant l’espace numérique.
Dans ce contexte, le ministre a réaffirmé « l’engagement constant de l’Algérie à contribuer aux efforts collectifs de l’UA, à travers le partage de son expertise nationale avec les pays africains frères, en vue de relever les défis liés aux technologies modernes et de tirer pleinement profit des opportunités offertes par l’IA au profit du développement du contient », conclut le communiqué du ministère.


