
La pièce «El Azeb» (Le célibataire), écrite et mise en scène par Moulay Meliani Mohamed Merad, a été présentée en avant-première jeudi soir au Théâtre régional «Abdelkader Alloula» d’Oran, en présence de fans du 4e art, d’artistes et d’intellectuels.
Adaptée de l’oeuvre «Azeb hai El Mordjane» de la romancière et poétesse Rabéa Djalti, cette pièce aborde l’histoire d’un jeune qui s’abstient de se marier et fonder une famille à cause d’un complexe psychologique d’une part et des coûts du mariage, d’autre part. Dans cette pièce, qui comprend 11 scènes artistiques, le réalisateur a tenté de présenter une nouvelle vision de la mise en scène en employant la comédie noire, une des expressions artistiques accessibles au récepteur et en introduisant une touche d’humour, a souligné Moulay Meliani Mohamed Merad. Cette pièce théâtrale, produite cette saison par le théâtre régional «Abdelkader Alloula», traite d’un thème psychologique et social à la fois, en présentant des situations qui expriment la réalité vécue et les sentiments d’une personne célibataire, captivant l’intérêt du public qui a applaudi la prestation d’une pléiade de comédiens dont Mustapha Meratia, Amina Belhocine, Houria Zaoueche, Sofiane Ahed, Youcef Gouasmi et Mohamed Amine Rara. Le réalisateur a utilisé dans cette oeuvre un décor qui change à chaque tableau, en privilégiant l’éclairage, afin de créer de nouveaux espaces et pour que le spectateur ne s’ennuie pas et puisse donner lecture à chaque situation. Le concepteur de la scénographie de cette oeuvre théâtrale est Yacine Said. La danse et le chant ont également été puisés du folklore traditionnel, en particulier oranais. La chorégraphie de ce spectacle artistique a été signée par Aissa Chouat et la musique a été créée par Mohamed Zami. A noter que le metteur en scène Moulay Meliani Mohamed Merad a, à son actif, plusieurs oeuvres théâtrales dont «El Ghalta» qui a reçu la meilleure représentation complète au festival national du théâtre professionnel d’Alger, «Rabiaa Ennissae» (Printemps de femmes), «El Ghaib» (L’absent), «Sekoura» et «Nouar Essabar», entre autres.


