
Ces dernières années, les commerçants spécialisés dans certains créneaux d’activité liés à la construction ont pris la fâcheuse habitude de squatter non seulement les trottoirs, mais aussi la chaussée pour y exposer leurs marchandises. Ces pratiques inciviques n’ont d’ailleurs pas manqué de susciter le courroux des automobilistes et des piétons qui déplorent une privatisation de fait de l’espace public.
Ces derniers qui n’ont eu de cesse de dénoncer cet état de fait ont, à maintes reprises sollicité les services compétents pour déloger les revendeurs de matériaux de construction, notamment au niveau des localités d’El Hassi, Sidi El Bachir et Aïn El Beïda.
Il y a lieu de rappeler dans ce contexte que, le wali d’Oran avait réitéré ses instructions aux services concernés pour intensifier la lutte contre ce phénomène.
Ainsi, lors d’une tournée qu’il a effectuée dans la commune de Bir El Djir, le wali avait constaté l’ampleur du phénomène à Sidi El Bachir, une agglomération née à la fin des années 1980 et où l’anarchie bat son plein.
Le premier responsable de l’exécutif de la wilaya d’Oran avait ordonné, rappelle-t-on instruit les responsables concernés de procéder à la libération immédiate des espaces squattés par les revendeurs de matériaux, en adressant des mises en demeure aux contrevenants.
Ainsi et, en réponse aux instructions du wali des opérations de contrôle seront lancés à travers l’ensemble des secteurs urbains et des communes de la wilaya.
Il y a lieu de souligner dans ce contexte que, après une brève éclipse, suite aux opérations de contrôle et aux dispositions prises pour lutter contre le squat des espaces publics, de nombreux revendeurs de matériaux de construction se sont à nouveau accaparés de des espaces, et ce en faisant fi des lois et de la réglementation en vigueur.
Faut-il rappeler que, ces commerçants outre le fait qu’ils ne disposent d’aucune autorisation, ne paient aucune taxe aux services de la commune qui perd ainsi un immense gisement fiscal susceptible de renflouer sa trésorerie.
Par ailleurs, selon des sources proches de la commission de l’urbanisme de l’APC d’Oran, de nombreux citoyens des quartiers d’El Hassi, Sidi El Bachir, Aïn El Beïda et autres agglomérations ou ce commerce est florissant se sont plaints des multiples désagréments causés par ces revendeurs.
Ladite commission et les pouvoirs publics en général, sont également interpelés par les citoyens pour sévir contre d’autres commerçants, en l’occurrence ceux spécialisés dans la vente d’équipements électroménagers et de meubles.
Ces derniers, à l’instar de leurs «collègues» des matériaux de construction, ont en effet fait des trottoirs une propriété privée défiant ainsi le bon sens et les lois de l’urbanisme commercial.
Dans ce contexte, il y a lieu de rappeler u’une opération ciblant ces commerçants a été menée il y a plus de trois années (2019).
D’autre part, des sources crédibles indiquent que des mises en demeure ont adressées à tous les contrevenants et un délai n’excédant pas huit jours leur avait été accordé pour libérer l’espace squatté, avant de recourir à la force publique et l’application de mesures coercitives.
D’autre part et selon nos interlocuteurs, après l’éradication d’une grande partie des marchés informels à Oran, qui se poursuit toujours d’ailleurs, une opération de contrôle des commerçants squattant l’espace public avait permis de dresser plus d’une centaine de mises en demeure à des contrevenants, notamment les commerces d’alimentation générale, de quincaillerie, de vaisselle, entre autres qui étalent leur marchandise sur les trottoirs entravant ainsi la mobilité des piétons.
Les commerçants mis en demeure ont été sommés de libérer l’espace public dans un délai n’excédant pas les 15 jours, ajoutent nos sources.
Cette action, fortement saluée par les riverains intervient dans le sillage d’une première opération qui avait été lancée en 2019 et qui avait permis à la commission mixte de recenser plus de 600 commerçants contrevenants, lesquels avaient été mis en demeure pour libérer ces espaces et pour se rapprocher des services concernés dans le but de régulariser leur situation.
Selon les mêmes sources, la deuxième phase de l’opération a révélé que bon nombre de commerçants mis en demeure lors de la première opération ont libéré les espaces occupés.
Il est à signaler que face à l’ampleur qu’a prise le phénomène de l’occupation des espaces publics par les commerces au niveau de l’ensemble des quartiers de la ville et de la quasi-totalité des localités de l’arrièrepays oranais, il a été décidé de la mise sur pied de cette commission qui a pour tâche de constater si les occupants de ces espaces disposent d’autorisations d’exploitation dûment délivrées par les services compétents.
Les premières opérations ont révélé que la plupart des cafés, commerces, crémeries, mécaniciens, bouchers, menuisiers etc.
squattaient une partie des trottoirs sans autorisation et ne versent aucune taxe à la commune.
R/L


