
La Secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo, a appelé lundi au Conseil de Sécurité, l’Iran et les Etats-Unis à reprendre la mise en œuvre du Plan d’action global conjoint sur le programme nucléaire iranien (JCPOA).
« Malgré les efforts inlassables déployés par les participants au Plan et les Etats-Unis depuis avril 2021 pour résoudre les différends qui subsistent, les Etats-Unis et la République islamique d’Iran n’ont pas encore repris la mise en œuvre intégrale et effective du Plan d’action global commun et de la résolution 2231 sur le programme nucléaire iranien », a déploré Mme DiCarlo, ajoutant même que « l’espace diplomatique semble se réduire rapidement ».
La Secrétaire générale adjointe a assuré que le chef de l’ONU reste convaincu que la paix et la sécurité durables pour tous les Etats Membres dépendent du dialogue et de la coopération et que le rétablissement du Plan Global est crucial pour assurer à la communauté internationale la nature pacifique du programme nucléaire iranien et permettre à l’Iran d’atteindre son plein potentiel économique.
« Nous encourageons toutes les parties, ainsi que le Etats Unis à reprendre leurs efforts pour régler les questions en suspens », a-t-elle déclaré, et ce, a-t-elle expliqué, « pour éviter que les avancées obtenues par le Plan Global au prix d’efforts ardus ne soient totalement perdues ».
La mise en œuvre de la résolution 2231 du 20 juillet 2015, qui a approuvé le JCPOA, a été au menu lundi, d’une réunion d’information semestrielle au Conseil de Sécurité de l’ONU.
Les négociations concernant la relance de cet accord sont au point mort depuis septembre.
Plusieurs problèmes ont surgi au cours des pourparlers, qui ont débuté en avril 2021.
L’Iran a demandé la garantie que tout nouvel accord ne sera pas annulé par une future administration américaine et a fait pression pour que les Etats-Unis retirent le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) de leur liste d’organisations terroristes étrangères désignées.
L’Iran et les Etats-Unis sont également en désaccord sur les sanctions à lever si le JCPOA est relancé.


