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Suivant une tendance haussière : flambée des prix de l’immobilier

Freinés par la pandémie Covid-19, les prix de l’immobilier ont repris leur hausse à Oran. Même si ce n’est pas le cas partout à travers le territoire de la wilaya, les appartements sont chers. Est-il le moment d’acheter un logement ou une maison ou faut-il attendre une meilleure conjoncture ?

«La question est simple et légitime, mais la réponse est complexe», répond Nasreddine, un agent immobilier installé au centre-ville d’Oran.
«Les appartements affichent un prix moyen situé entre 160 000 dinars et 230 000 le m².
Depuis juillet dernier, la hausse s’accélère.
Pour le 7e mois consécutif, les prix dans la capitale de l’Ouest ont davantage grimpé.
Du jamais vu depuis 2 ans», souligne le spécialiste de l’immobilier.
Les villas, les appartements ou encore les résidences voient leur prix monter allègrement.
Et cela depuis la fin de la Covid-19.
«En une décennie, les prix des villas ont grimpe de 30% et ceux des appartements de 15%», estime Nasreddine.
La preuve en chiffres: les appartements de luxe, quant à eux, sont toujours très prisés.
Dans le haut standing, un appartement F4 de 180 m2 au 9e et dernier étage à la résidence Plaza, est proposé à 4.3 milliards de centimes.
Conçu avec des matériaux de construction nobles, l’entrée de l’appartement dispose d’un hall et d’un spacieux salon ouvert sur une cuisine moderne et équipée, avec une vue sur mer.
Un appartement F4 neuf de 124 m2, avec une place de parking situé dans une résidence au boulevard Millénium, affiche 3.1 milliards de centimes.
Un appartement F4 de 124 m2 meublé au boulevard Millénium est proposé à 2.8 milliards de centimes.
Dans le segment du modeste standing, un appartement F2 de 52 m2 à Es Séddikia est proposé à 950 millions de centimes.
Un appartement F2 de 52m² situé à Haï EL Yasmine (7è étage avec ascenseur) est proposé à 650 millions de centimes.
«Ces prix représentent une augmentation de près de 15%», compare Nasreddine.
«Cette tendance haussière devrait se prolonger dans les prochains mois», selon plusieurs agents immobiliers interrogés.
D’aucuns, parmi les observateurs de l’immobilier, évoquent un retour à la normale pour un marché qui a grimpé de plus de 40 % en 5 ans ! Depuis deux ans, les ménages préfèrent des propriétés certes plus excentrées, où ils peuvent s’offrir des biens plus grands et moins chers.
Reste à savoir si cette hausse des prix se confirmera dans le temps.
La pandémie a ralenti le mouvement, douchant a froid le marché immobilier.
En 2020, les biens immobiliers avaient emprunté une pente descendante avant de remonter début 2021.
L’immobilier, remis des contrecoups, s’est senti pousser des ailes.
«Des appartements se vendent jusqu’a 20% plus cher qu’attendu. Jusqu’a quand cela va-t-il durer ? Les réponses sont complexes.
«Devenir propriétaire exige toujours plus d’argent car la demande est forte. Le nombre de personnes qui souhaitent acquérir un logement ou un terrain à bâtir est conséquent en raison de l’attractivité de la ville d’Oran», analyse Nasreddine.
Ce dernier a remarqué que «les Jeux méditerranéens organisés récemment ont fait beaucoup valoriser l’immobilier à Oran. A Belgaïd, les prix ont fortement grimpé depuis l’été dernier».
Pourtant, les transactions ont été freinées par la taxe sur la plus-value.
La Direction générale des impôts a publié récemment un référentiel pour les transactions immobilières en Algérie relatif à la période biennale 2021-2022.
Le référentiel qui «fera l’objet d’une actualisation périodique» vise à assurer «plus de transparence».
Ce référentiel reprend les fourchettes de valeurs vénales de l’immobilier en Algérie.
Le document classe les biens par wilayas, communes, zones et par type de biens, comme les immeubles individuels, collectifs et semi-collectifs, locaux et terrains.
Les prix sur Oran diffèrent d’un quartier à un autre.
Le prix du mètre carré sur les locaux commerciaux dans la région d’Oran dans l’artère commerciale d’Es Sénia varie entre 91.000 et 104.000 DA.
Pour un bien économique individuel, en zone résidentielle, le prix d’un mètre carré est compris entre 68.000 DA et 78.000 DA.
Dans les communes de l’est d’Oran, le prix du mètre carré, en zone résidentielle, est compris entre 119.000 DA et 136.000 DA.
Tandis que pour un immeuble collectif ou semi collectif d’une zone périphérique de la même commune, le prix de mètre carré oscille entre 51.000 DA et 58.000 DA.
Qu’en est-il des prix des terrains à bâtir ? «L’offre de terrains constructibles reste limitée. Les terrains sont très rares surtout là où la demande est plus forte, c’est-à-dire aux alentours des grands centres urbains. La rareté de ces biens fait augmenter les prix», souligne Nasreddine.
Ilyès N

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