
Plusieurs Oranais souhaitent que la décision du wali d’Oran prise pour l’éradication des bâtisses évacuées de Sidi El Houari soit généralisée à travers tous les autres quartiers.
Pour eux, l’éradication des bâtisses évacuées et le règlement de la situation de celles qui ne sont pas de la propriété de l’Etat, barrera la route à un réseau d’opportunistes qui vendent des appartements dans ces mêmes immeubles.
En effet, plusieurs lieux censés être vidés de leurs résidents par rapport aux dangers d’effondrement constatés par les équipes du CTC (Contrôle technique des constructions), sont aujourd’hui «revendus » à de nouveaux résident pour la plupart qui viennent s’installer à Oran, à des sommes allant jusqu’à 40 millions de centimes.
Le cas de l’immeuble effondré de Plateau, évoqué dans ces mêmes colonnes, qui est habité par trois familles, n’est pas le seul, car dans chaque quartier ayant bénéficié d’une opération de relogement dans le cadre de la lutte contre le vieux bâti, ce phénomène est fortement présent.
Les services des délégations communales, n’ont pas réagi à cette situation, même pas à travers un rapport au wali d’Oran, et se contentent de dire qu’ils sont au courant de ce qui se passe.
Nous avons, nous-mêmes, contacté les responsables du secteur Sidi El Bachir (Plateau) pour prendre des informations sur les procédures à prendre pour le cas de l’immeuble situé près de la rue Benadda Benaouda et le pavillon de la maternité du CHUO, et le responsable a avoué qu’il a été squatté niant que ces appartements ont été revendus à ces familles.
Le wali d’Oran doit donc réagir à cette situation en mettant fin à ce business, en éradiquant les vielles bâtisses même si elles n’appartiennent pas à l’Etat.
D’abord pour éliminer le risque d’effondrement, et aussi pour ne laisser aucune chance à ces opportunistes de vendre ces abris périlleux.
Dans certains quartiers, ces individus ont même reconstruit les escaliers démolis par les services de l’APC pour empêcher les squatteurs d’y pénétrer.
La balle est dans le camp des responsables qui sont dans l’obligation d’intervenir avant que la catastrophe se produise, notamment avec cette période hivernale réputée par les nombreux effondrements, comme celui de Sidi El Houari survenu ce jeudi.
J.M


