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Barrage de Kakhovka : ce que l’on sait après sa destruction partielle (Le Monde)

Les autorités russes et ukrainiennes s’accusent mutuellement d’être à l’origine de frappes sur le barrage de la centrale électrique. Selon le ministère de l’intérieur ukrainien, 24 localités étaient inondées à la mi-journée. L’évacuation des civils est en cours.

La menace planait depuis sa capture, au début de l’invasion de l’Ukraine déclenchée par Moscou, et s’était renforcée avec la contre-offensive de la fin de l’été qui avait fixé le front à une quarantaine de kilomètres au nord. Le barrage de la centrale hydroélectrique de Kakhovka, dans le sud de l’Ukraine, a été détruit en partie dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 juin.

Plusieurs villes et villages ont été inondés en Ukraine, jusqu’à la ville de Kherson. Située à environ 60 kilomètres à l’est, elle fut la première localité d’importance tombée aux mains des Russes en mars 2022, avant d’être reprise par l’armée ukrainienne mi-novembre. Des habitants ont commencé à être évacués, la compagnie des chemins de fer ukrainienne annonçant avoir augmenté la fréquence de ses trains pour aider au départ des civils.

Que s’est-il passé ?

Le barrage de Nova Kakhovka, situé dans une zone contrôlée par Moscou de la région ukrainienne de Kherson, a été partiellement détruit dans la nuit après plusieurs explosions. Les circonstances n’étaient pas encore claires à la mi-journée, et les autorités russes et ukrainiennes s’accusaient mutuellement d’être à l’origine de frappes sur l’ouvrage.

Selon la présidence ukrainienne, la Russie a « fait sauter » le barrage dans le but d’inonder la zone et ainsi freiner l’offensive ukrainienne en préparation. Dénonçant un « crime de guerre commis par les terroristes russes », le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriy Yermak, a annoncé que Volodymyr Zelensky convoquait un conseil de sécurité. Peu après, Kiev a aussi réclamé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies. Dans un communiqué, le ministère de l’intérieur a appelé l’Union européenne et le G7 « à imposer de nouvelles sanctions dévastatrices à la Russie ».

(Le Monde)

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