
Plus de 9.000 dossiers de logements sociaux sont en attentes d’attribution auprès des services sociaux de la daïra d’Arzew. Interrogés à ce sujet, des élus locaux espèrent obtenir un quota supplémentaire pour pallier les insuffisances, compte tenu de l’expansion démographique qu’a connue cette ville industrielle et également le nombre de bidonvilles, soit plus de 4.000 constructions illicites érigées sur les hauteurs de cette localité. Alors que la demande va grandissant, l´offre demeure toujours limitée.
Une situation imputable au déficit flagrant d´assiettes foncières, dit-on avec beaucoup d’équivoque. Notons que la localité d’Arzew a bénéficié d’un programme de 1.300 logements publics locatifs à El Mohgoun, une agglomération urbaine d’Arzew située à près de 6 kilomètres de la commune.
Cependant cet état de fait n’a régressé en rien la problématique du logement dans cette région de la wilaya.
D’autant que lors de la dernière opération de recasement, celle-ci a constitué, un point de discorde, faisant que la population concernée s’est insurgés.
Le pire a été évité de justesse. Ils sont quelque 9000 familles concernées par le plan de résorption de l´habitat précaire et ce, depuis 2003.
Actuellement, les travaux du nouveau programme de 390 unités de logements en phase de réception à la cité 1.000 logements en substitution aux anciens immeubles Haï Benboulaïd, approche à leur fin, mais les bénéficiaires sont bien connus et hors catégorie.
A Sidi Benyebka, près de 300 logements attendent d’être attribué depuis des années et ce à l’instar de 41 unité en cours de réalisation à la cité El Emir Abdelkader.
La priorité est désormais accordée aux véritables nécessiteux. Par ailleurs, toute une panoplie de mesures est prise en considération dans le cadre du fichier national de la Caisse nationale de logement (CNL), mais qui n’est pas sans savoir que les passe-droits existent toujours et l´impunité et la négligence sont toujours les maîtres des lieux et les exemples sont légion.
Le calvaire de ces derniers dure depuis fort longtemps malgré des promesses qui se sont avérées sans lendemain. Les exemples ne sont pas à énumérer et la liste est longue.
Malgré toutes les contraintes et embûches, n´empêche que les Oranais attendent toujours, avec une lueur d´espoir, l´aboutissement de leur rêve d´acquérir un jour un toit.
Rayen H


