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Dédiée à Linux et aux logiciels libres : l’Université d’Oran 1, lance la première université d’hiver

L’évolution rapide des technologies numériques impose de nouvelles dynamiques dans les domaines de la recherche scientifique et du développement économique.

À l’heure où les logiciels libres comme Linux prennent une place essentielle dans l’univers académique et technologique, l’Algérie s’efforce de renforcer les compétences numériques de ses chercheurs et étudiants pour répondre aux exigences du XXIe siècle.
Dans ce contexte, l’Université d’Oran 1 « Ahmed Ben Bella » a lancé, dimanche la première édition de l’université d’hiver consacrée à Linux et aux logiciels libres.
Organisé sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et avec le soutien de la commission nationale des logiciels libres, cet événement représente une étape importante dans la promotion des technologies open source en Algérie.
Destiné aux doctorants issus des établissements d’enseignement supérieur de tout le pays, cet événement vise à établir des ponts entre les disciplines scientifiques, à encourager l’innovation et à consolider le rôle des universités dans la transformation numérique et économique du pays.
Cette université d’hiver, réunit 70 doctorants en troisième cycle issus de disciplines variées, allant des sciences et technologies aux sciences humaines et sociales.
Elle s’inscrit dans la stratégie nationale visant à faire des établissements d’enseignement supérieur des acteurs clés de l’innovation, du développement durable et de la souveraineté numérique.
Lors de la cérémonie d’ouverture, qui s’est déroulée dans la salle de conférences du professeur Bekhlouf Talahit au campus Mourad Slim Taleb, M. Samir Chibani, wali d’Oran, a rappelé l’importance cruciale de l’adoption des logiciels libres dans le cadre de la transition numérique.
En présence de représentants du ministère, des doyens, des enseignants et des membres de la commission nationale des logiciels libres, M. le wali a souligné que l’utilisation de technologies open source, telles que Linux permet non seulement de réduire les coûts pour les institutions publiques, mais aussi d’encourager l’autonomie, l’innovation et la maîtrise des technologies modernes par les chercheurs et étudiants algériens.

DES OBJECTIFS ALIGNÉS SUR LA STRATÉGIE NATIONALE

Cet événement s’aligne sur les ambitions exprimées par le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a fixé l’année 2027 comme échéance pour la numérisation complète et la transition de l’Algérie vers une économie basée sur le savoir.
Dans son discours, M. Chibani a mis en exergue les avantages stratégiques des logiciels libres :« Investir dans les logiciels libres, c’est investir dans l’avenir.
Nous devons former une génération capable non seulement de consommer, mais aussi de créer et d’innover.
» L’objectif principal de cette initiative est de doter les doctorants de compétences avancées dans les technologies open source, tout en favorisant leur contribution à la modernisation de l’économie nationale.
La formation s’étalant sur cinq jours propose un programme varié et interactif comprenant des ateliers pratiques et des conférences animés par quatre enseignants principaux et deux assistants, experts en logiciels libres.
Les participants bénéficieront d’un apprentissage approfondi autour des thématiques suivantes : Installation et exploration de systèmes Linux ; Utilisation d’outils open source pour l’écriture et le développement ; Introduction à la gestion des systèmes et réseaux ; Séances pratiques axées sur la cybersécurité et les technologies émergentes.
Cette première université d’hiver encadré par quatre enseignants principaux et deux assistants issus de la commission nationale des logiciels libres s’inscrit dans le cadre d’une vision ambitieuse visant à positionner l’université algérienne comme un pilier du développement et une passerelle entre la recherche scientifique et les acteurs économiques.
En adoptant les logiciels libres, les institutions académiques contribuent à former une génération de chercheurs capables de relever les défis de l’économie numérique, tout en renforçant la souveraineté technologique de l’Algérie.
Ainsi, l’Université d’Oran 1 « Ahmed Ben Bella » affirme son rôle de leader dans la modernisation du paysage académique national et dans la promotion d’un écosystème technologique compétitif et durable.

Ziad M. 

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