
Les habitants de la résidence les Palmiers vivent depuis 2016, une situation d’incertitude qu’ils continuent d’endurer à ce jour.
Des membres du comité de quartier, « El wahat » que nous avons rencontrés, tout en dénonçant cette situation affirment : » nous avons acquis légalement des lots de terrain à bâtir. Nous avons sollicité les services communaux pour obtenir des permis de construire pour entamer de réalisation de nos habitations. N’ayant rien reçu, nous avons observé les délais réglementaires pour lancer nos chantiers. Malheureusement, nous avons été surpris de voir que notre cité était considérée comme illégale. Nous avons fait lever cette menace car nous disposons des documents réglementaires et actuellement le problème du permis de construire est en voie de règlement car il faut reconnaître que l’administration algérienne que nous avons sollicitée a fait le nécessaire pour corriger cette lacune et nous espérons voir l’Apw accélérer la finalisation de la procédure » diront des habitants qui nous ont sollicité. Ces derniers affirment qu’ils ont acquis légalement des lots de terrain à bâtir censés être viabilisés.
« Les actes notariés que nous détenons, les livrets fonciers et les actes de propriétés établis par les services du cadastre mentionnent tous qu’il s’agit de lots de terrain à bâtir. Or ce que nous vivons dans la cité fait de l’espace un véritable bidonville. Les rues sont défoncées, non bitumées, truffées de nids de poules. Quand il pleut elles sont inondées d’eau en raison de l’absence d’un réseau d’assainissement ou d’évacuation des eaux pluviales. De plus, la majorité des habitations ne sont pas dotées d’électricité. La majorité des habitants de cette cité sont des cadres, bardés de diplômes universitaires qui ont fait des sacrifices pour économiser un peu d’argent, acquérir un lot de terrain et construire un nid pour leurs familles. Ils n’ont pas sollicité de logement social et n’ont pas versé dans l’illicite en construisant un bidonville. Les documents que nous détenons sont la preuve que nous avons été victimes d’une situation que nous n’avons pas créée. On a acquis des lots de terrain à bâtir et la réglementation mentionne qu’un terrain classé urbanisable est en principe viabilisé, disposant des différents réseaux et d’espaces réservés aux équipements publics ce qui n’est pas le cas pour notre cité qui n’a ni une route pour y accéder, ni une école, l’électricité, le gaz ou encore le réseau d’assainissement », ont-ils indiqué. Les démarches qu’ils ont effectuées auprès de l’administration publique ont permis de corriger cette situation et les entraves sont en train d’être levées.
» Quand j’ai acquis mon lot de terrain, dans l’acte de propriété il est mentionné la superficie, l’implantation et mieux encore qu’il comprenait des poteaux déjà réalisés. Nous avons frappé à toutes les portes pour corriger la situation administrative de nos lots de terrain et l’ancien wali a instruit l’actuelle APC d’Es-senia pour prendre en charge notre cas. Actuellement nous sommes optimistes car les choses évoluent bien et tout indique que le problème est en voie de règlement. Le propriétaire de terrain nous a réclamé un montant de 280.000 dinars pour les frais de viabilisation qui auraient dû être pris en charge par l’État conformément à la réglementation en vigueur. Nous ne sommes pas contre cette démarche mais nous souhaitons voir les pouvoirs publics accompagner cette opération de viabilisation », dira un habitant.
Pour sa part le propriétaire de l’assiette affirme qu’il a acheté ce terrain en 2015. Il souligne qu’il était bien mentionné que c’est un terrain à bâtir conformément à un acte notarial publié en 1967. De plus il affirme que le permis de lotir établi par les services de la commune d’Es- senia mentionne cette qualité. Il se dit prêt à réaliser les travaux de viabilisation si les habitants s’acquittent de leur quotepart des frais de réalisation. Il précisera dans le même cadre que la moitié des habitations que compte la cité ont été raccordées au réseau d’électricité après la réalisation de deux transformateurs électriques et que le reste le sera une fois le troisième transformateur installé. Et en attendant la levée de toutes les entraves, les habitants espèrent voir leur cité dotée de tous les réseaux, d’équipements publics et de voies d’accès qui permettront aux lieux de devenir une oasis qui dispose de toutes les commodités et qui offre un cadre de vie agréable à ses occupants.
Nassim B


