
SOPK, endométriose, règles irrégulières ou douloureuses… Chez les patientes souffrant de l’une des 24 maladies gynécologiques les plus courantes, les symptômes dépressifs apparaissent souvent bien avant le diagnostic.
L’ESSENTIEL
- Pour les 24 troubles gynécologiques étudiés par des chercheurs, une prévalence plus élevée de la dépression est observée chez les femmes qui reçoivent ultérieurement un diagnostic, comparé à celles n’en souffrant pas.
- Cette prévalence accrue est déjà visible trois ans avant le diagnostic et peut persister jusqu’à trois ans après.
- Selon les auteurs, il est important d’adopter une approche plus intégrée des soins somatiques et psychiatriques, tant lors de l’évaluation initiale que lors du suivi.
« Les taux de dépression sont plus élevés chez les femmes, en particulier pendant les périodes de fluctuations hormonales. Les troubles gynécologiques, qui perturbent souvent l’équilibre hormonal, peuvent contribuer à ce fardeau pour la santé mentale », ont indiqué des chercheurs l’université du Danemark du Sud. En effet, l’endométriose, le SOPK et les irrégularités menstruelles sont fréquents et souvent associés à des douleurs et à des perturbations du quotidien. Problème : ces pathologies sont généralement diagnostiquées tardivement. Ainsi, de nombreuses patientes souffrent d’inconfort physique et de détresse psychologique pendant des années avant de recevoir un traitement.


