Les États-Unis ont confirmé jeudi 12 février s’être retirés de la base militaire d’al-Tanf, dans le sud-est de la Syrie, laissant l’armée syrienne en prendre le contrôle.
« Le retrait ordonné des forces américaines d’al-Tanf » s’est achevé mercredi, a déclaré dans un communiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). Ce retrait s’inscrit dans une « transition délibérée et basée sur des conditions », a ajouté le Centcom.
Cela faisait dix ans que les États-Unis étaient présents à al-Tanf, à la frontière avec la Jordanie et l’Irak, sur la route entre Damas et Bagdad, une zone reprise en 2016 au groupe État islamique. Washington y conservait un contingent de 100 à 200 personnes chargé de lutter contre la résurgence de l’organisation jihadiste mais aussi de lutter contre les trafics des partenaires de l’Iran.
Ce retrait se fait parallèlement à un soutien appuyé aux forces du nouveau gouvernement d’Ahmed al-Charaa. Lors d’une visite à Washington du président syrien en novembre, les deux pays avaient annoncé que Damas allait intégrer la coalition internationale antijihadiste présente dans le pays. Dans leur lutte contre les groupes terroristes, les États-Unis ont changé de partenaire, remplaçant les forces kurdes par les troupes gouvernementales syriennes.


