Tout a commencé le 18 février, lors d’un exercice aérien réalisé par l’armée de l’air américaine. Les avions de combat américains se sont rapprochés de la zone d’identification de défense aérienne chinoise au-dessus de la mer de Chine.
En réponse, des avions chinois ont été dépêchés et la situation a dégénéré dans un face-à-face non violent. Un exercice réalisé sans consultation du ministère de la Défense sud-coréen, qui a officiellement protesté auprès des forces américaines. Séoul n’apprécierait guère de voir son allié titiller la Chine avec laquelle elle essaie de maintenir de bonnes relations.
Autre source de tensions, l’exercice conjoint « Freedom Shield » prévu le mois prochain. La Corée du Sud a proposé de réduire l’ampleur des manœuvres, ce qui viserait à diminuer les tensions avec la Corée du Nord. Mais l’armée américaine refuse de revoir les plans de l’exercice à la baisse.
Si les deux pays maintiennent que leur alliance reste solide, des difficultés apparaissent à l’heure où la Corée du Sud souhaite plus d’autonomie dans sa défense.


