Santé & Bien-être

Troubles du sommeil persistants : les patients consultent-ils vraiment ?

Même si, pour 80 % des Français, le sommeil est une priorité en matière de santé, ils sont encore peu à bien dormir et encore moins à consulter en cas de problèmes persistants.


L’ESSENTIEL

  • Le sommeil est de plus en plus reconnu comme une priorité de santé, avec une majorité de personnes en France (80 %) qui considèrent un bon sommeil comme plus important que l’alimentation ou l’exercice pour une vie saine.
  • La qualité du sommeil reste insuffisante pour beaucoup, car seuls 14 % des Français déclarent bien dormir toutes les nuits.
  • Bien que 66 % des personnes interrogées disent qu’ils consulteraient un médecin en cas de problèmes de sommeil persistants, seulement 23 % le font réellement.

« Un fossé grandissant entre la reconnaissance de l’importance du sommeil et les actions pour l’améliorer. » C’est ce que montre une enquête internationale, réalisée par Resmed (une entreprise d’équipement médical), sur l’état de sommeil. Pour l’étude, 30.000 personnes, dont 2.000 Français, ont été interrogés. Les résultats ont révélé que 53 % des répondants, et 80 % pour la France, considèrent le sommeil comme l’élément le plus important pour une vie longue et saine devant l’alimentation et l’exercice physique. Cependant, même si les patients ont conscience de l’importance du sommeil, la majorité des Français (53 %) déclare ne bien dormir que quatre nuits par semaine, voire moins. « Seuls 14 % des Français déclarent bien dormir toutes les nuits. (…) Cela souligne l’écart persistant entre savoir que le sommeil est essentiel et le prioriser dans le cadre d’un mode de vie sain. »

Troubles du sommeil : 23 % consultent réellement un médecin

Le sondage souligne que le suivi médical du sommeil reste limité. En effet, 66 % des participants affirment vouloir consulter un professionnel de santé pour des problèmes de sommeil persistants, mais seulement 23 % l’ont réellement fait. De plus, moins de la moitié (46 %) indiquent qu’un professionnel de santé a abordé leur sommeil lors d’une visite de routine. Dans l’Hexagone, 35 % des volontaires se sont déjà vu prescrire des somnifères (54 %), des antidépresseurs ou des anxiolytiques (30 %), de la mélatonine (22 %) ou un appareil de PPC (11 %), à savoir un dispositif de ventilation nasale qui permet aux voies aériennes de rester dégagées pendant le sommeil.

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