
À l’approche du 1er avril, l’Observatoire B2V des Mémoires explore les effets de l’humour les fonctions cognitives, notamment la capacité à enregistrer, conserver et réutiliser des informations.
L’ESSENTIEL
- Selon l’Observatoire B2V des Mémoires, les performances d’apprentissage augmentent lorsque l’on rit.
- Plus précisément, l’humour favorise la mémoire de travail, la compréhension d’un scénario humoristique et la mémoire à long terme.
- Des études ont montré que le fait de rigoler entraînait une hausse du gain de mémorisation de 10 %.
Rigoler, c’est « une réponse naturelle du corps à un sentiment de joie, d’amusement ou de surprise », nous avait indiqué Maguy Metais, professeure du yoga du rire qui intervient ponctuellement aux Thermes de Luchon et présidente de l’association Joie et Bien-être 31. Accessible à tous, le rire est, selon la spécialiste, bénéfique à court et à long terme pour la santé mentale et physique.
Dans le détail, le fait de plaisanter réduit le stress. « Lorsque l’on est angoissé, notre diaphragme est bloqué. Grâce à un rire abdominal, plutôt que thoracique, on vient débloquer cet organe et, en parallèle, on oxygène notre cerveau. » De plus, en rigolant, on sécrète plus de sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la gestion des humeurs et associé à l’état de bonheur. « On fait le plein d’énergie grâce aux endorphines, surnommées hormones du bonheur, produites. » Sur le plan physique, le rire favorise un sommeil plus profond et long, une meilleure digestion, la stimulation des défenses naturelles de l’organisme. « On constate aussi que le rire fait baisser la pression artérielle, la fréquence cardiaque et les taux de cortisol, ce qui préserve le système cardiovasculaire. »


