
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a affirmé que la Nakba ne relève pas uniquement d’une tragédie historique, mais constitue «un crime continu», appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités.
Dans un communiqué publié vendredi à l’occasion de la 78e commémoration de la Nakba, le ministère a déclaré que cette dernière ne se limite pas au nettoyage ethnique ayant visé 530 villages palestiniens ni au déplacement forcé de près de 950 000 Palestiniens de leurs terres en 1948, mais elle inclut aussi les massacres perpétrés par les organisations sionistes armées dans plus de 70 villages palestiniens, ainsi que les violences, destructions et déplacements qui ont frappé le peuple palestinien.
Le ministère a estimé que la Nakba s’inscrit dans un projet colonial sioniste élaboré avec le soutien des puissances coloniales à travers la Déclaration Balfour, dans le but de déraciner le peuple palestinien et d’effacer son identité au profit de l’implantation de colons.
Il a ajouté que cette politique se poursuit aujourd’hui à travers les agressions de l’armée sioniste dans la bande de Ghaza ainsi qu’en Cisjordanie occupée, y compris à El Qods-Est, citant notamment les homicides, les arrestations, l’expansion des colonies, les projets d’annexion et les violences de colons.
La diplomatie palestinienne a affirmé, à cet égard, que les conséquences de la Nakba se traduisent encore par la dépossession des terres et des droits du peuple palestinien, ainsi que par la transformation de millions de Palestiniens en réfugiés privés de leur droit au retour.
Le ministère a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités, notamment en reconnaissant la Nakba comme un crime contre l’humanité et un acte de nettoyage ethnique, et en œuvrant à réparer les conséquences de cette tragédie par la reconnaissance des droits palestiniens, dont le doit à l’autodétermination, à l’indépendance de l’Etat palestinien avec El Qods comme capitale, ainsi que le droit au retour et à la compensation des réfugiés conformément à la résolution 194 de l’ONU.


