Culture

Youcef Belmehdi à Tissemsilt : s’inspirer de la pensée de l’imam Al-Wancharissi pour renforcer la référence religieuse nationale

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, a appelé lundi à Tissemsilt à s’inspirer de la pensée de l’imam et érudit Ahmed Ben Yahia Al-Wancharissi, afin de renforcer la référence religieuse nationale.

Dans un message diffusé lors des travaux du colloque international consacré à la personnalité de l’érudit Ahmed Ben Yahia Al-Wancharissi, à l’Université de Tissemsilt, qui porte son nom, le ministre a exhorté les chercheurs et universitaires à s’inspirer de «cet érudit, juriste encyclopédique, maîtrisant parfaitement le rite de l’imam Malek, afin de renforcer notre référence religieuse nationale, de manière à consolider les liens de cohésion sociale, en convoquant le passé au service de notre présent et pour éclairer notre avenir».
Il a ajouté: «Nous sommes profondément convaincus que le retour au patrimoine authentique et modéré, l’attachement à notre référence religieuse et civilisationnelle, et la mise en valeur des œuvres de nos savants tels que l’érudit Al-Wancharissi, constituent un rempart pour notre société et une forteresse solide qui préserve sa cohésion face à toutes les tentatives d’infiltration et de division».
Le ministre a également souligné : «L’imam Al-Wancharissi a su, en s’appuyant sur les fondements du malékisme, faire des divergences juridiques dans les questions de la société une passerelle pour un dialogue jurisprudentiel constructif, en s’ouvrant aux autres écoles du fik’h».
De son côté, le président du Haut Conseil islamique, Mabrouk Zaïd El-Kheïr, a indiqué dans son intervention que «l’érudit Al-Wancharissi a acquis une vaste science auprès des savants de son époque», soulignant qu’il est reconnu comme l’un des grands savants en matière de précision et de recherche dans les questions juridiques et religieuses, notamment dans le rite malékite, laissant derrière lui plus de 20 ouvrages parmi lesquels son ouvrage El-Mi’yar, ce qui témoigne de sa grande capacité d’écriture et de composition.
Pour sa part, le wali de Tissemsilt, Bouzaïd Fethi, a affirmé que ce colloque est devenu un rendez-vous scientifique et intellectuel de premier plan, réunissant une élite de chercheurs et de savants nationaux et étrangers, en hommage à la mémoire de l’un des grands savants d’Algérie, l’imam Ahmed Ben Yahia Al-Wancharissi. Il a souligné que l’organisation de ce colloque «reflète clairement l’intérêt particulier accordé par le président de la République, M.
Abdelmadjid Tebboune, à la science et aux savants, ainsi que son souci constant de valoriser la référence religieuse et nationale de l’Algérie, et de raviver l’héritage de ses figures ayant contribué à façonner sa grandeur civilisationnelle et intellectuelle». La troisième édition du colloque international sur la personnalité de l’érudit «Ahmed Ben Yahia Al-Wancharissi», placée sous le thème de «La cohésion sociale et ses références dans le patrimoine algérien: l’érudit Ahmed Ben Yahia Al-Wancharissi comme modèle, vers une gestion de la diversité et des différences au sein de la société algérienne et islamique», réunit des professeurs de plus de 30 universités nationales et des chercheurs de 13 pays, en présentiel et à distance.
Le colloque, organisé par la Faculté des lettres et des langues de l’Université de Tissemsilt en coordination avec le Haut Conseil islamique, se penche durant deux jours sur l’exploitation de la pensée d’Al-Wancharissi pour faire face aux défis contemporains, ainsi que sur l’étude de son patrimoine et de ses œuvres.

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