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Réalisation d’un Cem et d’un lycée en 2014 à Aïn El Turck : des projets tués dans l’oeuf

Au grand dam des parents et des collégiens du quartier Mohamed Ghriss, situé à mi-chemin du village de Cap Falcon, dans le chef-lieu de la daïra d’Aïn El Turck, qui, après 12 années d’attente, ont compris finalement que la réalisation d’un Cem, prévue en principe dans leur lieu de résidence n’était finalement qu’une utopie.

En effet, il s’agissait d’un Cem, devant être réalisé en 2014, dont l’apport financier avait été estimé à 12 milliards de centimes pour un délai de réalisation d’une année, qui avait été annoncée en grandes pompes par les autorités de l’époque. L’opacité qui demeure 12 années après n’a pas et ne sera probablement jamais expliquée. Le manque de clarté entoure le pourquoi et le comment de cet incongru état de fait et son incompréhensibilité.

Il convient de noter que les collégiens dudit quartier sont obligés aujourd’hui de se rendre jusqu’à la commune d’Aïn El Turck, soit plusieurs kilomètres à parcourir, à pied pour la plupart dont les parents ne disposent pas d’un véhicule personnel et ce, qu’il vente, qu’il pleuve où sous un soleil de plomb. « La réalisation de ce Cem ne semble à priori qu’une conception imaginaire voire une utopie pédagogique « ont fait remarquer à ce propos des parents de collégien avec une humeur bilieuse.

Il importe de signaler également dans ce même contexte l’annonce de la réalisation en 2014 également d’un lycée dans la municipalité d’Aïn El Turck, dont le montage financier avait été estimé à 25 milliards de centimes avec un délai de 12 mois pour la concrétisation de ce projet tant attendu. En toute vraisemblance, encore une autre chimère, qui étonne et choque grandement parents et lycéens. Notons que confrontée à une démographie galopante, la municipalité d’Aïn El Turck fait face à un dur déficit en établissement scolaire, qui est directement à l’origine d’une surcharge des classes et ce, au détriment des élèves et des enseignants.

« Durant la période hivernale les responsables concernés sont obnubilés par la chasse contre les revendeurs à la sauvette et pendant la saison estivale ils déclarent la guerre aux solariums clandestins. Entre-temps nous nous enfonçons de plus en plus nos becs dans l’eau « ont ajouté nos interlocuteurs avec une pointe de dépit non dissimulée.

Rachid Boutlélis

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