Les cabinets d’ophtalmologie ne chôment pas en cette période printanière et pour cause, de nombreux malades atteints de conjonctivite se présentent quotidiennement en consultation.
Un phénomène qui ne serait pas lié uniquement aux symptômes du COVID-19 dont il est l’un indicateurs mais aussi à des infections microbiennes et virales. La conjonctivite est une inflammation de la conjonctive. Elle peut être d’origine bactérienne, virale, allergique ou irritative.
L’épidémiologie des cas révèle une prédominance d’affections microbiennes qui s’explique généralement par le manque d’hygiène et de mesures préventives au sein des services de consultation. La conjonctivite, réputée très contagieuse, peut entraîner de graves complications oculaires si elle est mal soignée. Nous avons procédé à une petite enquête qui conclua à une mauvaise prise en charge de l’aspect préventif par les médecins traitants.
Ces derniers négligent souvent d’informer leurs patients sur les conséquences d’un mauvais lavage des mains, voie par laquelle se transmettent les microbes. Les équipements des salles de consultation sont aussi mis en cause car mal aseptisés.
Que ce soit pour le matériel médical ou le mobilier d’accueil (chaises, bancs, fauteuils et bureaux) la désinfection reste le meilleur moyen de combattre la prolifération de la conjonctivite. Plusieurs malades ont été victimes de conditions sanitaires déplorables et sont repartis en emportant avec eux le virus alors qu’ils étaient censés venus pour un simple fond d’oeil ou l’évaluation de leur acuité visuelle.
En somme, les contacts directs avec des surfaces contaminées. Il importe dans ce cadre aux services concernés de la DSP d’Ain Temouchent de multiplier les contrôles afin de protéger les malades des agissements de praticiens plus enclins à tirer profit de cette situation que de respecter les règles d’hygiène.
Saïd M.


