
Tout laisse penser que la bataille pour les législatives a déjà commencé. Le défi est grand car il s’agit de recueillir le maximum de suffrages pour se voir ouvrir, grandes, les portes de l’hémicycle. Et pour y parvenir les listes engagées ne se limitent plus seulement à aller vers le citoyen électeur pour tenter de le séduire et le mobiliser.
C’est une bataille tactique qui s’engage et qui commence à marquer les activités des partis politiques. Au cinquième jour de la campagne, l’observateur averti ne manquera pas de relever que des partis politiques ont choisi la région ouest du pays pour y organiser différentes activités. Cela va du meeting populaire aux activités de proximité pour aller à l’écoute du citoyen électeur. Le RND, le mouvement El bina, le Parti des Travailleurs, le MSP, Sawt echaab, et le parti El Karama ont tous choisi la région Ouest du pays au moment où le FJD, le Front El moustakbal, TAJ, et Talaie El hourriyet ont jeté leur dévolu sur la région Est pour y faire une halte et tenir des activités.
Ces choix ne sont pas fortuits et laissent supposer qu’il s’agit d’une stratégie définie par des QG de campagne rodés à ce genre d’exercice. « Je suis tes pas là où ils te mènent pour présenter moi aussi mon programme », semble être le fin mot de cette stratégie. C’est de bonne guerre du moment que cela n’enfreint pas les dispositions légales régissant la campagne et le vote. Et puis cela montre que les partis politiques ont commencé à s’engager dans une nouvelle dynamique qui ne fera plus d’eux de simples bureaux occasionnels d’enregistrement pour des élections mais de véritables acteurs de la scène politique. En adoptant le mode de fonctionnement des partis politiques à travers le monde qui définissent des stratégies électorales en s’appuyant sur des groupes de réflexion et des « Think tank », les formations politiques algériennes donnent l’impression d’avoir déjà choisi de s’engager dans la modernité que promet l’Algérie de demain.
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