
Alors que l’on avait l’habitude de voire les constructions illicites ou l’installation de gourbis dans les quartier périphérique à l’extérieur des centres urbains, voilà même des chapiteaux de fortune, ainsi que des tentes, en guise de refuge, sont érigés un peu partout dans les quartier d’Oran, tels que la cité de 1180 Logements de Maraval, où encore haï Zitoun, Es-Seddikkia (Batimate Taliane), Bir El Djir entre autres.
La construction illicite, sous forme de baraques composant prend de plus en plus d’ampleur et produit des capacités d’initiatives et d’organisation de certains groupes sociaux, notamment ceux provenant de l’exode.
Des familles qui sont de toute évidence exclus des mécanismes d’appropriation légale d’un logement social.
Cette situation s’inscrit dans l’espace urbain au gré du relâchement et du laxisme des responsables et des communaux.
Dans ce cas précis, il est difficile de préconiser des solutions d’aménagement, les contraintes sont telles dans certains cas que toutes les tentatives d’organisation de ces espaces ne peuvent prendre forme.
Le constat est alarmant à Oran, plusieurs quartiers sont concernés en plein centre d’une ville comme Oran, entre autre commune, au point où l’éventualité de l’évacuation de ces constructions illicite est impossible et à d’autant plus déteint sur le cadre bâti et le cadre de vie des habitants.
La genèse de ce phénomène a commencé à partir de 2007, à la faveur de l’élan effréné du relogement décidé par les pouvoirs publics dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire (RHP).
Plusieurs centaines de familles, ayant occupé pendant de longues années des habitations de fortune, ont bénéficié des habitations décentes.
Le relogement de ces familles a été basé sur un simple recensement des familles se trouvant dans le besoin de logement.
Du coup, des milliers de familles se manifestent, demandant des logements.
Pour bien étayer leurs tricheries, les élus futés n’hésitent pas à dresser des bidonvilles, des tentes et d’autres habitations de fortune sur des terres publiques, ceci aux fins de se faire recenser dans le but de bénéficier d’une habitation et d’agrandir leur registre d’électorat.
Ces squatteurs ont outrepassé toutes les lois de la République en s’attaquant au foncier public, l’occupant illégalement.
Face à ce constat, le wali d’Oran a vite réagi et a ordonné au département concerné, notamment l’OPGI pour assainir cette situation.
Parmi ces anomalies, l’on citera à titre d’exemple, certains énergumènes qui n’ont pas hésité à occuper les anciennes baraques des chantiers fermés, à l’image de Belgaïd à proximité de la Mosquée «Machallah».
Notons que ces exemples sont légion et sont perceptible dans tout les nouveaux groupements d’habitation, tel que El Yasmine, Sabah, Oued Tlélat, Misserghine (Pôle Ahmed Zabana) ect….
Cette situation continue à prendre de l’ampleur, un peu partout à Oran, la situation est encore loin de connaître un heureux épilogue tant que le laxisme se poursuit.
Rayen H


