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Des jeunes et des véhicules sillonnent les bacs à ordures et les décharges d’Oran : le tri sélectif « informel » gagne du terrain

Le tri sélectif est un défi qui n’a pu se réaliser à cause de la stratégie « importée » adoptée par les responsables du secteur de l’environnement sans penser aux habitudes du citoyen algérien, et sans essayer d’inculquer ce geste de tri sélectif à la nouvelle génération d’abord.

Des causes qui ont précipité l’échec de cette stratégie, au moment où le monde entier se tourne vers le recyclage des déchets ménagers qui drainent des sommes colossales d’argent. Des sommes qui malheureusement échappent à nos caisses. Cette défaillance a laissé le champ libre aux usines de transformation de déchets plastiques qui achètent quotidiennement des tonnes de déchets collectées par des jeunes à travers les bacs à ordures de la ville.

Les EPIC et les entreprises spécialisées ont fini par abdiquer, et acheter ces déchets plastiques collectés des bacs à ordures et décharges de la wilaya, profitant de la grande utilisation des producteurs et des citoyens de ces bouteilles en plastique, qui sont ensuite recyclées. Selon certains d’entre eux, c’est l’apport de ces grands sachets remplis de déchets plastique qui traduit cette augmentation des collecteurs qui sont parfois véhiculés. Ces matières recyclables comme le plastique et le carton constituent une source non négligeable d’argent, que l’Etat gagnerait en la restructurant avec des lois et des stratégies efficaces.

Au centre d’enfouissement technique de Hassi Bounif avec ses trois unités, une cinquantaine de camions à bennes sont réceptionnés quotidiennement venus de 13 communes couvertes par le CET dont le groupement d’Oran. Les CET censés être la solution pour les déchets générés par la population oranaise sont malheureusement dépassés par l’ampleur de la situation.

Faute de tri sélectif et d’une stratégie réelle pour les déchets, ce sont des milliards de dinars et de devises qui échappent aux caisses. Le grand volume des déchets ménagers à l’échelle nationale représenterait une valeur commerciale de près de 40 milliards DA/ an, avec une cadence de leur recyclage qui demeure toutefois très faible, en comparaison avec son volume qui a atteint les 34 millions/ tonnes par an. En matière d’économie circulaire, il est l’un des principaux vecteurs du développement durable et de l’économie verte. En définissant une vision économique et stratégique, l’exploitation du stock de déchets est capable de créer plus de 100.000 postes d’emplois directs et indirects.

A Oran plus de 530.000 tonnes/an de déchets domestiques sont enregistrés avec une prévision d’atteindre 930.000 t/an à l’horizon 2035. Pour rappel, la wilaya d’Oran dispose de trois centres d’enfouissement technique des déchets à Hassi Bounif, à El Ançor et à Arzew.

J.M

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