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Tacherift préside une conférence à l’occasion de la commémoration du 181e anniversaire des enfumades des Ouled Riah dans les monts du Dahra

Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a présidé, lundi à Alger, une conférence à l’occasion de la commémoration du 181e anniversaire des enfumades des Ouled Riah dans les monts du Dahra, à Mostaganem.

Dans une allocution prononcée à l’ouverture de cette conférence, organisée par le Centre national d’études et de recherche sur la Résistance populaire, le mouvement national et la Révolution du 1er Novembre 1954 (CNERMN54), M. Tacherift a rappelé l’intérêt constant qu’accorde le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, au dossier de la Mémoire nationale, étant lié à «l’histoire de la nation et à sa dignité».
Cet intérêt se traduit, a-t-il dit, par une série d’initiatives visant à «promouvoir le dossier de la mémoire et à conforter sa présence dans les politiques publiques», parmi lesquelles l’instruction donnée par le président de la République au secteur des Moudjahidine d’élaborer une loi sur la Mémoire nationale, dont «nous œuvrons à préparer l’avant-projet, étant un cadre national visant à protéger, préserver, valoriser et transmettre aux générations montantes le legs historique de la Nation algérienne».
Dans le cadre de cette vision, «les préparatifs sont en cours pour la tenue des Assises nationales de la mémoire annoncées par le président de la République, lesquelles constitueront un espace de concertation et de réflexion collective sur les moyens d’ancrer la culture historique, de renforcer la conscience nationale et de prémunir les nouvelles générations contre les tentatives de falsification, d’effacement et d’oubli», a ajouté le ministre.
Evoquant le 181e anniversaire des enfumades des Ouled Riah, le ministre a souligné que la «commémoration de cette douloureuse tragédie découle de la fidélité aux sacrifices consentis et de la préservation de la mémoire nationale contre l’oubli», affirmant que «cet évènement restera un témoin de la force de la volonté nationale qui a fait face à la répression par la foi, à la tragédie par la résilience, et aux tentatives d’effacement et de distorsion» à travers «l’attachement à la terre, à l’identité et à la dignité».
La conférence, à laquelle ont assisté des représentants de la famille révolutionnaire, a été marquée par deux communications intitulées : «Les Enfumades du Dahra de juin 1845 : un crime à part entière» et «L’écho des Enfumades des Ouled Riah dans la presse française», mettant l’accent sur le contexte historique de ce génocide classé parmi les crimes les plus odieux commis contre l’humanité.
Selon les organisateurs, cette rencontre vise à «documenter les événements liés aux Enfumades des Ouled Riah à partir des sources historiques, approfondir la recherche sur les politiques de répression coloniale au XIXe siècle, encourager les études académiques consacrées à la résistance populaire et aux crimes coloniaux, ainsi qu’à mettre en lumière les témoignages et les positions des historiens et chercheurs concernant ce crime».
Elle a également pour objectif de «renforcer la conscience historique chez les jeunes et les générations montantes, préserver la Mémoire nationale, consacrer la culture de fidélité aux chouhadas, soutenir les efforts nationaux de documentation des crimes du colonialisme, mettre en évidence l’importance de la justice historique et encourager la coopération entre les institutions de recherche spécialisées dans les domaines de la mémoire et de l’histoire».
Pour rappel, les monts du Dahra sis à l’est de Mostaganem et à l’ouest de Chlef, ont été le théâtre de trois enfumades ayant causé la mort de plus d’un millier de personnes appartenant aux tribus des Ouled Riah et des Sbih, ainsi qu’à d’autres tribus, telles que les Beni Zeroual et les Beni Zentis, en juin 1844 puis en juin et août 1845. Ces massacres furent perpétrés par le colonialisme français en représailles au soutien apporté par les habitants de la région à la résistance de Chérif Boumaâza (1845-1847).

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