
Les parents d’élèves de l’école primaire Yaghmouracen, située dans le quartier Maraval au secteur urbain d’El Othmania, sont en ébullition depuis la semaine dernière.
La source de leur mécontentement, ce sont les récents changements apportés aux horaires de cours par la direction de l’Education, une décision qui a été accueillie par une résistance farouche de la part des parents.
La discorde a ses racines dans la fusion des élèves des écoles Khitri Yamina et Belaïd Hassania, dans l’école Yaghmouracen.
Cette fusion a été mise en place à la suite de la démolition de l’établissement moyen Ali Maachi, entraînant le transfert des collégiens vers ces deux écoles.
Initialement, un système de double vacation avait été instauré, mais cette décision n’a pas fait l’unanimité parmi les parents.
Mais, la situation a pris une tournure inattendue lorsque la direction de l’école a annoncé un changement radical dans les horaires de cours.
Désormais, les élèves sont soumis à des séances de cours de près de 5 heures d’affilée, une semaine le matin de 8h à 12h30 et une semaine l’après-midi de 12h30 à 17h.
Ce rythme intensif concerne également les élèves des écoles Belaid Hassania et Khitri Yamina, qui partagent le même emploi du temps.
Les parents se sont rapidement mobilisés, estimant que ces horaires prolongés sont préjudiciables aux élèves, en particulier à ceux âgés de 6 à 10 ans, qui peinent à maintenir leur concentration en fin de journée en raison de la densité du programme scolaire.
Les critiques fusent, avec des parents qui s’interrogent sur la faisabilité d’un tel emploi du temps pour des enfants d’âge primaire.
Un parent d’élève a exprimé son inquiétude en déclarant: «comment un enfant de 6 ans peut-il étudier pendant près de 5 heures d’affilée ? Comment peut-il se concentrer, surtout avec un programme scolaire difficile et chargé?».
L’inquiétude des parents ne se limite pas aux horaires de cours.
Certains d’entre eux critiquent également la fusion de trois écoles distinctes en une seule institution, déplorant en particulier la fermeture de la classe destinée aux enfants trisomiques, qui accueillait depuis de nombreuses années des enfants atteints du syndrome de Down de plusieurs quartiers.
«Pourquoi les classes des deux autres écoles n’ont pas été réparties en fonction des paliers dans les écoles du quartier, qui disposent de classes vacantes», dira un parent.
Avant d’ajouter: «Pourquoi ne pas regrouper les élèves de la première et de la deuxième année dans une école et de répartir les niveaux supérieurs dans deux autres écoles, tout en maintenant un système à une seule vacation, étant donné que le quartier compte plusieurs écoles primaires».
Face à cette contestation croissante, les parents d’élèves de l’école Yaghmouracen ont décidé d’empêcher leurs enfants de se rendre en classe, «jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée», ont-ils affirmé.
Un sit-in est également prévu, aujourd’hui dimanche devant l’école, comme le précise une lettre accompagnant leur pétition.
Les parents regrettent que cette décision ait été prise sans qu’ils en soient informés au préalable.
De son côté, le directeur de l’Education a défendu la décision, expliquant qu’elle avait été prise dans un contexte exceptionnel, en réponse aux manifestations des parents d’élèves des écoles Khitri et Belaid après leur transfert à Yaghmouracen.
Cependant, les parents restent déterminés et continuent d’exiger un changement des horaires, craignant que près de cinq heures de cours consécutives ne nuisent à la performance scolaire de leurs enfants.
L’issue de ce bras de fer reste incertaine, mais il est clair que les parents sont résolus à défendre les intérêts éducatifs de leurs enfants.
Mehdi A


