
La wilaya de Sidi Bel Abbès commémore aujourd’hui le 33ᵉ anniversaire de l’assassinat du professeur Djillali Liabès, ancien ministre de l’Enseignement supérieur et figure marquante du monde universitaire algérien.
Né le 1er janvier 1948 à Sidi Bel Abbès, Djillali Liabès a grandi dans une famille profondément engagée dans la lutte contre le colonialisme. Après l’obtention de son baccalauréat au lycée Laperrine (actuel lycée Azza Abdelkader), il poursuit des études de philosophie à l’École normale supérieure d’Alger, avant de s’orienter vers la sociologie et l’économie, domaines dans lesquels il mènera d’importants travaux de recherche.
Chercheur reconnu et enseignant à l’Université d’Alger, il dirigea le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD) et participa à de nombreuses études sur l’économie et les transformations sociales en Algérie. Il fut nommé ministre des Universités en 1991, puis ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en 1992, avant d’occuper brièvement le poste de ministre de l’Éducation nationale.
Intellectuel engagé, il fonda également l’Association algérienne de futurologie et supervisa une étude prospective intitulée « Algérie 2005 », consacrée aux perspectives de développement du pays. Auteur de plusieurs ouvrages sur l’économie et les sociétés du tiers-monde, il a marqué de son empreinte la réflexion académique nationale.
Le 16 mars 1993, Djillali Liabès est assassiné près de son domicile à Kouba (Alger) à l’âge de 45 ans, laissant derrière lui une œuvre scientifique importante et le souvenir d’un universitaire profondément engagé au service du savoir et du développement de l’Algérie.
Touaf Ikram


