Le tribunal de Chéraga a examiné une affaire d’escroquerie immobilière d’envergure, impliquant trois prévenus dont un promoteur immobilier à Aïn Benian, son fils et un ingénieur. Ils sont poursuivis pour escroquerie, abus de confiance et participation à une fraude au détriment d’une femme d’affaires originaire de Skikda.
Selon la plaignante, connue pour ses activités de financement d’institutions publiques, elle avait conclu en 2014 un accord avec le promoteur pour financer un projet immobilier de 43 logements à Aïn Benian, en échange de 50 % des bénéfices. La victime affirme avoir investi l’équivalent de 43 milliards de centimes, principalement en devises, via plusieurs virements bancaires allant jusqu’à 100 000 euros chacun.
Mais au lieu de respecter l’accord, le promoteur aurait vendu la totalité des appartements et commerces, ne lui cédant que huit logements. La femme d’affaires dénonce une manipulation et une trahison de confiance, affirmant que l’accusé a utilisé ses fonds pour acheter un hôtel et une villa à l’étranger.
De leur côté, les accusés soutiennent que la plaignante n’était qu’une simple cliente ayant réservé huit appartements pour un montant global de 11 milliards de centimes, et que les transferts effectués en devises étaient en partie liés à des prestations de « médiation commerciale » à l’international.
L’avocat de la victime a rejeté cette version, affirmant que sa cliente a en réalité financé tout le projet, et non l’achat de quelques logements. Il a insisté sur le caractère frauduleux de l’opération et demandé la restitution des sommes investies, évaluées à 43 milliards de centimes, ainsi qu’une indemnisation de 10 milliards de centimes.
Le procureur a requis cinq ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 000 dinars à l’encontre des trois prévenus.


