Culture

Festival national de musique andalouse Sanaâ : la musique sauvegarde l’identité

Lors du Festival national de musique andalouse Sanaâ, Bendouda souligne que cet art préserve l’identité culturelle et inspire toutes les générations.

La 11e édition du Festival national de musique andalouse Sanaâ s’est ouverte, jeudi dernier, au Palais de la culture Moufdi Zakaria, devant un public nombreux venu renouer avec l’événement de retour, après 8 années d’éclipse.

Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, Sid Ali Sbaa, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a souligné que le festival, qui se poursuit jusqu’au 15 décembre «contribue à la préservation d’un précieux patrimoine musical dont l’Algérie est fière», avant de relever «la symbolique de sa tenue à l’occasion de la commémoration des manifestations du 11 Décembre 1960, moment marquant l’unité et la lutte du peuple algérien pour la liberté et l’indépendance ».

Pour la ministre, «la musique algérienne, dans toute sa diversité, a toujours été un vecteur de résistance et de sauvegarde de l’identité nationale, et la musique andalouse a joué un rôle central dans la préservation de l’âme algérienne ». Bendouda n’a pas manqué de rendre hommage au regretté artiste Mohamed Khaznadji, disparu le 3 décembre dernier, saluant son parcours, son apport artistique et son rôle de transmetteur.

Un festival pour transmettre et renouveler l’art andalou

Elle rappellera par la suite que «la musique andalouse est un art profond, un espace d’expression des douleurs et espoirs, un patrimoine qui s’est imprégné de l’âme algérienne pour devenir une identité musicale unique».

«Le festival renaît pour réaffirmer l’attachement de l’Algérie à son héritage artistique et demeure un espace de rencontres entre générations et un lieu où se renouvellent les inspirations musicales», at- elle conclu. Le commissaire du festival, Ahcène Ghida a, de son côté, affirmé que la nouvelle édition témoigne d’une volonté sincère de relancer la dynamique culturelle et d’insuffler un nouvel élan alliant authenticité et modernité, garantissant ainsi la continuité et l’évolution de cet art».

«Ce festival offrira l’opportunité de réunir 13 associations venues de toutes les régions du pays et sera un espace de rencontres entre étudiants des instituts de musique, associations, chercheurs et passionnés de cet art raffiné, favorisant ainsi la transmission du patrimoine musical et ouvrant la voie à l’apprentissage, à l’échange et à l’innovation». C’est l’association «Dar El Gharnatia » de Koléa qui a ouvert la soirée. Une vingtaine de musiciens, sous la direction de Mohamed Cherif Saoudi, ont offert au public, visiblement connaisseur, une heure d’immersion dans la tradition musicale andalouse.

Avec une nouba El-M’Djenba, ils ont interprété des titres tels que «Yabadi’e el hosn», dans le mode zidane, ou encore «Ya man sakanasadri », «Djismi fana». Ils ont terminé avec «Yatoura in kana taoudayamouna » puis «Zahra maki min Al zahar». La seconde partie de la soirée a été assurée par l’association«EL Fen Djamil» d’Alger dirigée par le chef d’orchestre Abdelhadi Boukoura.«Layssa li fi dounia illa» dans le mode Neklab Zidane puis le M’seder, «Niranouqalbi» un istikhbar, «Kawani al bi’ad» des nesraf, «Farakouni», «Achiya fi rawdinadjib» et une suite de khlassat ont égayé l’assistance.

Festival national de musique andalouse Sanaâ

Pour finir la soirée en beauté, le commissariat du festival a fait appel à l’artiste Hamidou qui a renoué avec son premier amour artistique : l’andalou. Pour le bonheur du public, il a interprété des extraits de nouba H’cine suivis de titres dans le genre hawzi.«Malihayem» , «Ya oueld al tir», «Ghazali ghazal al aid», «Kam ouakam» et d’autres.

A la fin de la soirée, Hamidou a salué le retour du festival qu’il considère comme un «vivier de talents » et soutenu que «la musique andalouse fait partie de notre culture et de notre patrimoine et qu’il est impératif de la préserver et de la partager». Rendant hommage aux grands maîtres du genre, il exhorte les jeunes à s’enrichir de l’expérience de leurs aînés et de préserver l’authenticité de cette tradition artistique pour qu’elle puisse parvenir aux futures générations.

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