Après avoir connu une situation critique d’assèchement total due à la sécheresse, le lac Telamine reprend vie suite aux fortes averses que l’ensemble du pays a connues ces derniers temps.
En effet, comme nous l’avions déjà rapporté dans les colonnes du journal l’Écho d’Oran l’été dernier, le lac Telamine, qui est une zone humide d’importance mondiale, est reconnu pour son rôle dans l’hivernage des oiseaux migrateurs, tels que le flamant rose et le tadorne de Belon, entre autres espèces. Totalement asséché l’an dernier par une rude sécheresse, il vient de reprendre vie cette année grâce aux fortes averses de ces dernières semaines, ce qui a suscité la satisfaction des amoureux de la nature, qui attendent avec impatience le retour des flamants roses au moment opportun. Ce qui est constaté avec regret, c’est que les responsables concernés n’ont pas profité de son assèchement pour nettoyer les saletés que des personnes inciviques déversent dans les abords du lac. Par ailleurs, à Gdyel, un autre site naturel qui mérite une attention particulière est totalement délaissé : il s’agit de la forêt de “Ras el Ain” et de ses sources d’eau, qui, jusqu’aux années 1980, alimentaient Gdyel, avant qu’elles ne soient taries, faute d’entretien. Selon des habitants, « il faut dire que c’était un site récréatif où les familles pouvaient se rendre pendant le printemps et chaque soir en été pour prendre un bol d’air frais. L’ex-association Boudhour prenait soin des lieux, organisait des volontariats de nettoyage et des campagnes de sensibilisation auprès des personnes qui fréquentaient les lieux. Elle a installé des bancs, des tables et des poubelles, avant que son agrément ne prenne fin il y a maintenant plus de trois ans », expliquent des riverains.
A. Bekhaitia


