
Les pompiers grecs combattaient mercredi pour le cinquième jour consécutif, sur plusieurs fronts dans tout le pays des incendies qui ont déjà fait au moins vingt morts, rapportent des médias.
Sur les contreforts du mont Parnès (Parnitha en grec), la deuxième des trois collines qui encadrent Athènes et où se trouve la plus grande forêt proche de la capitale grecque, un incendie dévorait une zone forestière qui n’avait pas été touchée par les flammes depuis plus de 40 ans.
Les pompiers tentaient d’empêcher le feu de gagner le parc national du Parnès.
Cet incendie a déjà détruit des maisons et des bâtiments en proche banlieue, à Hasia et Fyli, et menace la banlieue de Menidi.
« Malheureusement, le vent ne nous aide pas du tout », a déclaré à la télévision publique ERT le maire adjoint de Menidi, Stathis Topalidis.
Mardi, la protection civile a ordonné l’évacuation du quartier de Ano Liosia, peuplé de quelque 25.000 personnes et situé dans le Nord-Ouest d’Athènes près de Fyli.
Un certain nombre sont toutefois restés chez eux pour tenter de protéger leur maison, a-t-on indiqué.
Un autre foyer d’importance faisait toujours rage dans une décharge d’une zone industrielle d’Aspropyrgos en banlieue Ouest d’Athènes.
Dans le Nord-Est du pays, près de la frontière avec la Turquie dans la région du fleuve Evros, deux brasiers hors de contrôle faisaient toujours rage à Alexandroupoli et dans la forêt de Dadia.
De nouveaux ordres d’évacuation ont été donnés dans cette région durant la nuit.
Plus de 40.000 hectares ont été détruits par les incendies en trois jours, du 19 au 21 août, selon un rapport de l’Observatoire national d’Athènes.


