
Environ 30.000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, et ses environs, à la suite d’une nouvelle vague d’attaques violentes perpétrées par des gangs armés au cours des dix derniers jours, indique le Programme alimentaire mondial (PAM).
Selon l’agence onusienne, une grande partie des violences s’est concentrée à Cité Soleil, un quartier défavorisé de la capitale, où les travailleurs humanitaires tentent désormais de fournir une assistance vitale.
Le pays caribéen demeure confronté à une insécurité chronique, à une pauvreté endémique, ainsi qu’à l’effondrement de l’économie. Le PAM a déjà fourni une aide alimentaire d’urgence à 8.500 personnes récemment déplacées de Cité Soleil, tandis que neuf écoles soutenues par l’agence, accueillant environ 12.000 élèves, ont été contraintes de suspendre la distribution de repas.
Selon Janvier Muhima, du PAM, les déplacés reçoivent notamment du riz, des légumineuses, de l’huile et de la farine enrichie afin de pouvoir se nourrir pendant cette période de déplacement. A l’échelle du pays, plus de 1,4 million de personnes soit plus de 12 % de la population ont été contraintes de quitter leur domicile, principalement en raison des violences criminelles.
Port-au-Prince est devenue l’épicentre de la violence, jusqu’à 90 % de la ville étant considérés comme sous le contrôle de gangs.
Le recrutement d’enfants aurait fortement augmenté, certaines estimations indiquant qu’ils représentent désormais entre 30 % et 50 % des membres de certains gangs.


