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Honduras : au moins 25 morts dans deux attaques de gangs dans le nord du pays

Au moins 25 personnes ont été tuées lors de deux attaques distinctes menées par des gangs criminels organisés dans le nord du Honduras, selon un nouveau bilan annoncé vendredi par les autorités, alors que le pays se prépare à intensifier sa campagne de sécurité contre le crime organisé.

L’attaque la plus meurtrière s’est produite dans la nuit de mercredi à jeudi dans la municipalité de Trujillo, dans le département de Colon, au nord du Honduras. Dix-neuf personnes y ont été abattues à l’arme automatique dans une zone marquée par des conflits entre groupes armés qui se disputent le contrôle des plantations de palmiers à huile et des voies de trafic de drogue. Dans une autre attaque près de la frontière avec le Guatemala, dans la ville d’Omoa, dans le département de Cortés, la police a annoncé la mort de cinq agents de sécurité et d’un civil lors d’un affrontement entre une unité antidrogue et des suspects appartenant à des réseaux de trafic de drogue. Des médias avaient auparavant indiqué qu’au moins 14 personnes avaient été tuées jeudi lors d’une attaque armée visant des travailleurs d’une plantation de palmiers à huile dans la municipalité de Trujillo. Le ministre hondurien de la Sécurité, Gerson Velasquez, a déclaré que le gouvernement déploierait immédiatement des unités d’opérations spéciales dans la région afin d’arrêter les suspects et de lutter contre les groupes criminels locaux. Selon des médias locaux, certaines zones du département de Colon souffrent depuis longtemps de conflits fonciers, de trafic de drogue et de criminalité armée, avec des cas répétés d’homicides et de déplacements forcés ces dernières années.
Ces événements interviennent après l’adoption par le Parlement hondurien d’un ensemble de réformes sécuritaires visant à faire face à l’augmentation de la violence, incluant l’autorisation pour l’armée de participer à des missions de sécurité intérieure et la création d’une nouvelle unité de lutte contre la criminalité organisée, ainsi que la possibilité de classer les gangs et cartels de la drogue comme groupes terroristes.

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