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Hassi Bounif : le cimetière envahi par les ordures et la broussaille

Suite aux instructions du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, concernant la préservation des cimetières, leur entretien et leur gardiennage, au niveau des communes de la wilaya d’Oran des commissions ont été désignées pour visiter les cimetières et recenser tout ce qui manque pour que ces dernières soient bien préservées.

Les instructions en question portent, souligne-t-on, sur la nécessité d’ériger des clôtures, d’assurer le gardiennage de ces lieux du repos éternels et leur entretien, entre autres, avons nous appris.
Cette instruction a fait la satisfaction des citoyens, car faut-il le dire, plusieurs cimetières sont laissés à l’abandon et envahies par la broussaille et par les herbes folles et ne sont ni clôturés, ni gardés.
A l’instar des autres communes de la wilaya, les cimetières de Hassi Bounif ont été visités par la commission qui proposera sûrement ce qui doit être fait pour préserver ces lieux sacrés.
Néanmoins, ce qui inquiète le plus certains habitants de la commune, n’est autre que la décharge sauvage qui se trouve tout au long du mur de clôture du cimetière du village qui ne peut être qualifié que de crime.
En effet, depuis déjà plusieurs années, un bienfaiteur s’occupe de l’entretien quotidien du cimetière de Hassi Bounif, une «mission» que l’ensemble des élus qui se sont succédé à la tête de l’APC, n’ont pas accomplie.
Ce bienfaiteur dont le dévouement est salué par les habitants de cette collectivité locale a, signale-t-on, goudronné les allées, planté des arbres et engagé des fossoyeurs et des agents d’entretien pour s’occuper des arbres et de leur irrigation.
Malheureusement, un énorme point noir donne une image détestable à ce cimetière, a-t-on constaté.
Il s’agit de son pourtour que des camionneurs sans scrupules ont transformé en une gigantesque décharge sauvage, et ce, au vu et au su de tous et en plein jour.
En effet, tout au long du mur de clôture du cimetière et dans le terrain vague mitoyen à celui-ci, des centaines de tonnes de gravats et de détritus jonchent le sol, ce qui laisse des habitants se demander si cette décharge de la honte sera éradiquée, et si le passage qui permet l’accès aux camions et aux tracteurs qui polluent ce terrain sera, un jour, fermé.

A.Bekhaitia

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