«Trois mille dinars de bénéfice pour chaque chargement de lait pasteurisé est une marge insuffisante pour moi. Et si le pneu de mon camion éclate au cours du trajet, je me retrouve perdant», tels sont les propos d’un livreur de lait pasteurisé que nous avons rencontré dans un commerce à haï chahid Mahmoud, commune de Hassi Bounif, à qui nous avons demandé pour quelle raison les livreurs refusent de livrer le lait dans cette importante agglomération de trente mille habitants et qui dit préférer ne livrer que le petit lait (l’Ben) et le lait de vache, car sa marge bénéficiaire est importante.
En effet, cela fait plus de deux mois que le lait pasteurisé en sachet dont le prix est subventionné par l’Etat lequel doit être vendu au consommateur à raison de 25,00 dinars le litre est introuvable dans les commerces d’alimentation générale, car les livreurs estiment que la marge bénéficiaire n’est pas importante, chose qui n’a pas été jugée ainsi lorsqu’ils trouvaient du plaisir à livrer cette denrée alimentaire de large consommation aux commerçants à raison de 55,00 dinars le litre, pour que ces derniers le cède à leur tour au prix de 60,00 dinars au consommateur.
Pour se remplir les poches, certains livreurs de lait ont trouvé une autre astuce qui semble échapper au contrôle, et qui n’est autre que la livraison de lait de vache qui est vendu au prix de détail à raison de 90,00 dinars le litre et le petit lait (l’ben) à raison de 100,00 dinar le litre.
Pourtant, il n’y a pas si longtemps de cela, le premier produit était cédé au prix de détail de 60 dinars et le second à raison de 70 dinars le litre, sachant que ce dernier est fabriqué avec du lait dont le prix est subventionné par l’Etat.
A l’approche du mois de Ramadhan, la non-distribution du lait pasteurisé dans cette partie du territoire de la wilaya d’Oran très prisé pendant le mois sacré, qui s’ajoute à la pénurie de l’huile de table inquiète sérieusement les ménagères.
A.Bekhaitia


