
Annoncée dans notre édition d’avant-hier (samedi), les re calés de la liste de relogement du bidonville «CUMO» se sont rassemblés hier devant le siège de la wilaya afin d’interpeller le wali Saïd Sayoud à instruire les services compétents pour une révision de la liste supplémentaire établie ces derniers jours par la daïra d’Es-Sénia.
Selon les protestataires, cette liste comptait 109 familles alors que seuls les noms d’une vingtaine de personnes ont été affichés.
Ils ont appelé le wali à prendre en considération leurs cas après la démolition du bidonville, plusieurs mois après, ces familles avec leurs enfants sont encore dans la rue.
Le wali, qui avait promis lors d’une récente rencontre avec certains représentants de ce quartier de prendre en charge les familles recalées, a redonné espoir à ces nombreuses familles qui espèrent avoir gain de cause après des mois de combat.
Une mère de famille nous dira: «on souffre depuis l’éradication de notre quartier, avec le bidonville on avait au moins un taudis qui nous protégeait.
Depuis la grande opération de relogement, notre souffrance s’est accentuée.
Mais malgré cela, nous gardons espoir de voir enfin le bout du tunnel».
Un jeune de ce quartier ajoutera «si nous sommes là aujourd’hui, c’est que nous avons le droit d’être relogés comme tous nos voisins, on est recensés au niveau de la daïra d’Es- Sénia, avec des certificats de résidences établis par l’état civil.
De plus, nos enfants ont tous été scolarisés au niveau des écoles et des établissements scolaire d’E-Sénia, cela prouve que nous étions bel et bien résidents de ce bidonville.
Pourquoi donc nous expulser?».
Les protestataires ont à la fin de leur protestation désigné des représentants pour rencontrer les responsables de la wilaya dans l’espoir de relancer le dossier et avoir gain de cause et mettre ainsi fin à leur calvaire.
Rappelons que le site «CUMO» situé face à l’université d’Es-Sénia a été éradiqué suite à l’opération de relogement effectuée, il y a quelques mois.
Mais depuis, le combat des recalés a été lancé pour avoir le droit à un toit.
J.M


