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La délivrance de permis de construire non conformes aux cahiers des charges fait polémique à Bir El Djir : des immeubles de plusieurs étages dans une coopérative de maisons individuelles

Les propriétaires d’assiette foncières au sein de la coopérative immobilière « Djamila Bouhired», anciennement appelé (les 10 Coopératives), situé près de la daïra de Bir El Djir, ont entamés la réalisation de bâtisse de plus de 05 étages, et ce, en totale contradiction avec les normes édictées par le cahier des charges.

C’est ce que dénoncent les habitants de cette coopérative immobilière, dans une lettre adressée au maire, soutenue par une pétition signée par 48 propriétaires, qui disent ne plus savoir à quel saint se vouer pour remettre à l’ordre les promoteurs et stopper ces chantiers.
En effet, depuis quelques mois, la quiétude des habitants, qui ont affirmé avoir dépensé des sommes faramineuses pour s’offrir une maisonnette dans cette coopérative a été perturbée par l’intrusion de promoteurs immobiliers qui se sont lancés dans la construction d’immeubles sans respect des lois et des outils de régulation foncière et urbaine.
À Bir El-Djir, la ligne «jaune» est franchie et les citoyens assistent impuissants à la transgression des lois par des promoteurs immobiliers qui ont transgressés les outils de régulation urbaine et foncière. Face à la passivité des services censés mettre fin à ce qui s’apparente à une forme d’outrage des règles élémentaires d’urbanisme et d’architecture, les habitants de cette coopérative , sont donc revenus à la charge pour la énième fois pour contester avec force la réalisation de ses immeubles de plusieurs étages dans un espace réservé «normalement » aux maisons individuelles de R+2 et R+3.
Dans leur lettre, les signataires dénoncent ce qu’ils qualifient de « dépassements des promoteurs, réalisateurs de ce projet et le non-respect du cahier des charges qui atteste clairement que le projet ne doit pas dépasser trois niveaux». Or, nous a expliqué le représentant des habitants, «les promoteur immobiliers ont lancé les travaux pour la construction d’immeubles comportant des dizaines de logements. Ces cas sont légion dans tout Oran, où des tours et des habitations poussent en pleine anarchie avec la bénédiction de certains responsables locaux qui laissent faire pour l’on ne sait quelle raison.
Pour revenir à la genèse de cet outrage, qui remonte aux années quatre-vingt du siècle dernier, de nombreuses coopératives ont vu le jour, faisant de cette daïra, une destination très prisée des « promoteurs » immobiliers qui avaient usé et abusé du patrimoine foncier public. Les contestataires qui avaient réalisé des habitations au titre de coopératives ou des habitations individuelles ont vu leurs demeures écrasées par des tours de plusieurs étages qui ont dénaturé l’aspect urbain de leurs quartiers.
Des promoteurs ont acquis, au prix fort, ces assiettes et ont entamé les travaux sans respecter le cahier de charges qui spécifie dans un de ses articles que les constructions ne doivent pas dépasser les deux et trois étages. Munis de permis de construire acquis en total contradiction avec la loi, ils sont en train de dénaturer l’aspect du quartier», précisent les habitants. Le hic dans cette situation est qu’elle se déroule au vu et au su des responsables de la commune qui laissent faire.
Rayen H

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