
La calligraphie arabe a connu, au cours de la dernière décade, un « rayonnement sans précédent » et l’émergence d’une nouvelle génération de calligraphes algériens qui se distinguent par un « haut niveau de créativité » augurant d’un horizon prometteur pour cet art, a estimé mardi à Médéa, le calligraphe Nourredine Kour.
Une génération de jeunes calligraphes « a réussi à percer et s’est illustrée par des œuvres primées lors de compétitions internationales durant les dix dernières années, de l’avis de critiques d’art et de calligraphes arabes de renoms rencontrés à l’étrangers au cours de manifestations régionales dédiées à cet art », a déclaré Kour à l’APS, en marge de la 12e édition du festival international de la calligraphie arabe, ouvert lundi.
« Malgré l’absence d’écoles d’apprentissage et de formation spécialisées dans ce domaine, beaucoup de jeunes se sont lancés sur cette voie et ont appris sur le tas les fondements et les règles qui régissent l’art de la calligraphie », a soutenu le calligraphe, lauréat du 3e prix de la 11 édition du festival international de la calligraphie arabe tenu en 2023 à Médéa, également membre du jury de la présente édition.
Il a ajouté qu’en « dépit de cet handicape, nombreux ont pu acquérir les connaissances requises et sont parvenus à se faire un nom ».
Le calligraphe a relevé que la persévérance au travail a permis à certains de décrocher des prix lors de compétitions internationales, citant le cas du jeune calligraphe Djamel Eddine Karabernou, le fils du calligraphe président du festival international de la calligraphie arabe, ou celui du défunt spécialiste algérien en lettrisme Tayeb Laidi.
Classée en 2021 par l’UNESCO comme patrimoine immatériel mondiale, la calligraphie arabe se singularise par sa particularité de « fasciner » le regard et procure une « paix interne » chez la personne qui contemple une œuvre exposé devant elle, a fait observer le calligraphe Kour.
Il a ajouté en outre, que la calligraphie est connue pour être l’un des moyens d’expression artistique qui « glorifient » le mieux le Saint Coran et les paroles « Hadites » du prophète Mohamed (QSSL) à travers les différents styles d’écriture élaborés par les pionniers de cet art.
« La calligraphie arabe est, à la fois, une alliance entre la magie des lettres et la beauté des formes que le calligraphe a réussi à combiner pour aboutir à une œuvre qui traduit toute la splendeur de cet art », a-t-il conclu.


