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Le déficit en ressource hydrique pénalise les habitants et l’irrigation : le wali d’Oran installe une commission de suivi

La wilaya d’Oran est frappée de plein fouet par sa pire sécheresse aussi sévère sinon grave que celle qu’elle avait connue durant les années 80’. Cette situation fait craindre une sévère pénurie d’eau potable cette année, particulièrement à cause de la multitude des pannes affectant les installations et les stations de pompage du vaste réseau alimentant les différentes localités de la wilaya.

En effet, outre les perturbations de l’alimentation en eau potable (AEP) des villes et des villages de la wilaya, la sécheresse affectant cette région du pays pèse lourdement sur les régions rurales et le secteur agricole.
Il conviendra de préciser dans ce contexte que pas moins de 6 000 hectares manquent d’irrigation, particulièrement les terres agricoles d’Oued Tlélat, El Kerma, Aïn El Türck, Misserghine et notamment 6.200 hectares de la plaine de M’lata.
Ce déficit est « un indicateur inquiétant même s’il a été résorbé par des mesures préventives, afin d’éviter les pénuries d’eau», a reconnu Belaïz Habib, président de la commission de l’environnement de l’Assemblée populaire de Wilaya d’Oran (APW), ajoutant que le déficit se caractérise par le manque de bassin d’irrigation.
Il y a lieu de rappeler que, le wali d’Oran a installé une commission de suivi, qui devra établir des rapports exhaustifs sur la situation.
Il est à noter, également, que cette commission est composée de membres de l’APW, de la Seor, des services de l’Hydraulique et de la direction des Services agricoles (DSA).
Le manque d’eau est une des menaces les plus graves qui pèsent sur l’agriculture et l’environnement de plusieurs communes de la wilaya.
La situation s’aggrave avec l’augmentation des besoins en eau et la diminution des ressources disponibles, soit à travers la surexploitation, la pollution, la répartition déséquilibrée, les conflits sectoriels entre utilisateurs, ainsi qu’à la mauvaise gestion, entre autres.
L’agriculture représente jusqu’à 80% de la consommation des ressources en eau et son défi a toujours consisté à produire plus d’aliments pour satisfaire les besoins d’une population en expansion.
L’agriculture est non seulement le plus gros consommateur d’eau, mais elle présente également le plus fort potentiel d’amélioration de son efficience.
Différentes mesures en ce sens sont suggérées dans ce rapport, pour améliorer l’efficience de l’irrigation, modification des assolements, mesures de conservation de l’eau.
Le wali se veut d’adopter une politique adéquate qui devrait permettre de minimiser les conséquences sur la production agricole et les revenus ruraux car il ne faut pas oublier que l’agriculture assure la sécurité alimentaire des populations, crée des emplois, contribue au développement des zones rurales et qu’elle fournit des matières premières à l’industrie agro-alimentaire.
Rayen H

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