Mercredi soir, à Hai Sabah, les passagers qui ont pris place dans un minibus Toyota Coaster, pour parcourir quelques cinq kilomètres, afin de se rendre chez eux à Hassi Bounif, ont été surpris de voir ce moyen de transport en commun, prendre la direction de Sidi Chahmi à partir du lieu-dit «El Guarita», soit, un détour d’au moins douze kilomètres pour éviter un barrage routier à l’entrée de Hassi Bounif.
En effet, mercredi soir à 18 heures, à Hai Sabah, sans crier gare, le conducteur du minibus, qui devait prendre la direction de Hassi Bounif, pour déposer ses clients dans ce village, a subitement et sans aucune explication pris la direction de Sidi Chahmi, ce qui a inquiété les passagers dont certains ont crû s’être trompés de bus, avant d’apprendre que cette déviation d’itinéraire était dûe à la présence d’un barrage routier, ce qui veut dire que ce moyen de transport en commun activait clandestinement, ce qui a laissé certains passagers se poser la question sur ce que devient leur sécurité, ce que devient le contrôle de ces moyens de transport, et combien faut-il de temps pour organiser ce secteur qui semble être incontrôlable et où rien ne va.
«C’est inadmissible, pour un trajet de cinq kilomètres, ce conducteur nous fait faire le triple de cette distance. C’est la pagaille, s’il évite un barrage des services de sécurité, c’est parce que sa situation n’est pas en règle. Rien ne va avec ces moyens de transport en commun. Les usagers sont considérés comme des bêtes. Nous subissons la pire des humiliations, surcharge, vitesse folle, dépassements dangereux, bousculades, absence de confort, absence d’hygiène, non-respect du code de la route, s’ajoute à cela la clandestinité. Mais où sommes-nous ?» s’interrogent des passagers de ce minibus qui a pris la route du cimetière lorsqu’il est arrivé à Hassi Bounif pour se faufiler dans les rues afin d’éviter la route principale qui traverse le village qui est le principal itinéraire réglementaire des bus.
A.Bekhaitia


