Pendant la saison estivale, Oran ne somnole pas. C’est une ville qui reçoit des milliers de visiteurs et qui reste éveillée jusqu’à une heure tardive de la nuit. Malheureusement, les moyens de transport urbains et interurbains font défaut.
En effet, comme chaque année, en été, des centaines de familles sortent chaque fin de journée en ville et plus particulièrement au boulevard du front de mer, au jardin de Sidi M’hamed, au jardin citadin ou au manège d’El Hamri et dans certains autres endroits de la ville pour se divertir et profiter de l’air frais de la nuit et des rencontres entre familles autour d’un thé ou d’un café sur les pelouses, et ce jusqu’à une heure tardive de la nuit.
Malheureusement pour elles, surtout les non véhiculées qui viennent de certains quartiers retirés de la ville et des localités voisines, elles rencontrent le problème de transport en ville et des difficultés pour rejoindre leurs lieux de résidence respectifs, du fait que les bus commencent à se faire rare a partir de 19h30 pour ne plus apparaître à partir de 20h.
A ce moment les taxis affichent complet et font payer une double course aux familles dont le nombre dépasse deux personnes, ce qui oblige ces dernières à recourir au service des taxis clandestins qui, faut-il le dire comblent le vide et rendent service aux retardataires.
Cette déplaisante situation fait dire à de nombreuses personnes, qu’il n’est pas du tout normal de ne plus voir de bus sur les lignes urbaines a partir de 20 heures dans une ville comme Oran, et de ne plus voir de bus des lignes interurbaines a partir de 19h30.
«Oran est une ville importante, elle est la deuxième capitale du pays, ses habitants non véhiculés souffrent du diktat des transporteurs. Pourquoi ne pas prendre exemple sur Alger et créer des taxi collectifs pour desservir les quartiers retirés de la villes et les localités voisines», affirme une personne, avant d’ajouter : «lorsqu’il y avait les fourgons de transport Karsan, le problème de transport sur les lignes interurbaines ne se posait pas jusqu’a 21 heures et plus, ce qui n’est pas le cas avec les bus. La mise en circulation des taxi collectifs et a des prix fixes est une nécessité qui rendra un énorme service a la population », a précisé notre interlocuteur.
A.Bekhaitia


