
Et qu’en est-il de la qualité de services Messieurs…
Alors que les oranais se plaignent de la qualité des prestations de transport, dans les lignes urbaines et suburbaines, le collectif des opérateurs du transport revient à la charge pour exiger une hausse de 50% de la tarification.
Ces derniers se sont ap puyés, pour leur part, sur la hausse vertigineuse des prix des pièces de rechanges et de maintenance, comme argument pour légitimer leur revendication.
Interpellés par « l’Echo d’Oran », des transporteurs expliquent que, «à part quelques lignes rentables, la majorité sont déficitaires. Nous aurions préféré que l’Etat baisse nos charges afin que l’on ne les répercute pas sur les usagers. Nous comprenons leur mécontentement d’autant que la qualité des prestations n’est pas à la hauteur mais nous sensibilisons les opérateurs et, surtout, nous allons interpeller la tutelle sur la nécessité de réguler le secteur», nous a-ton indiqué.
Une réaction de rejet est affichée par les usagers suite à cet appel, que ni la tutelle, ni les syndicats ne cautionnent.
En effet, cette revendication a fait réagir des citoyens qui ne comprennent pas la nécessité d’une telle augmentation et ne la cautionnent pas.
Cette nouvelle sortie a aussi fait réagir les associations qui estiment que cette revendication n’est pas justifiée.
« Si cette demande venait à se concrétiser, elle aurait un impact terrible sur le pouvoir d’achat des usagers à faible revenus, qui subissent déjà les affres des prestations d’un transport qui n’a rien d’un service publics digne de ce nom », expliquent des citoyens usagers du transport public.
La vétusté du parc, la surcharge, le manque d’hygiène, l’absence d’horaires, « et le comportement à la limite voyou de certains chauffeurs et receveurs aurait du les pousser à se taire au lieu d’exiger une augmentation des tarifs. Vous avez vu ces jeunes chauffeurs de bus, ils n’ont pas l’expérience requise.
Ils sont un danger pour les usagers», a-t-on fait remarquer.
Les habitants de la wilaya d’Oran se plaignent des bus de transport urbain ou comme ils les appellent «les bus de la Hogra» qui sont tellement usés qu’ils ne répondent plus aux exigences de sécurité et présentent un véritable danger pour les voyageurs.
Plusieurs usagers de diverses lignes ont exprimé leur colère envers ce service de transport indiquant que la plupart des lignes surtout du suburbain connaissent une grande pression, ce qui fait que les receveurs de ces bus entassent les passagers comme des bêtes sans respect des normes fixées par la loi.
UNE RÉGLEMENTATION PIÉTINÉE
En effet, la deuxième ville du pays offre, à de rares exceptions, une image écornée de son transport public et une qualité de service inacceptable, (saleté des bus…). Ils constituent un véritable calvaire pour les usagers.
Oubliant leur mission de service public, certains transporteurs activent dans une anarchie totale, en l’absence de tout contrôle, imposant ainsi leur diktat aux usagers au vu et au su de tout le monde.
S’ajoutent les courses poursuites qui se manifestent en permanence par ces chauffards provoquant de grosses frayeurs et constituant un danger public.
En dépit de plusieurs appels à la prudence, la prévention par les services de la police (voie publique) et le syndicat des transporteurs, rien ne semble arrêter ces chauffards de transport public à s’aligner et respecter le code de la route.
Et toute honte bue, ils réclament une augmentation de la tarification pour leurs corbillards ambulants.
En l’absence d’organisation de contrôle et surtout de professionnalisme, l’anarchie règne dans le milieu des transports en commun dans toute la wilaya d’Oran.
Ces bus privés imposent leur diktat au simple citoyen, souvent confronté à toutes sortes de mésaventures.
Il suffit d’emprunter n’importe quelle ligne privée pour constater l’ampleur de cette anarchie qui ne fait que s’accentuer d’année en année et ce, à travers toutes les communes de la wilaya: vols, agressions, conduite dangereuse.
Les risques auxquels font face les voyageurs, sont en effet multiples.
Le problème du transport en commun est devenu un calvaire pour les usagers à Oran, en matière de qualité de service.
Autant de problèmes qu’il faut traiter en urgence, avant de penser à une quelconque augmentation et qui de plus est de 50%.
Cependant, là où le bât blesse, c’est que cette anarchie se pratique au vu et au su des autorités publiques.
Rayen H


