Le football, dans sa rigueur comptable et sa logique de calendrier, ne laisse que peu de place aux approximations lorsque la saison touche à son dénouement.
Pour l’ES Sétif, club historique, l’heure n’est plus aux calculs hypothétiques mais à une réalité brute et stressante. A seulement deux journées de la clôture du championnat, auxquelles s’ajoute une rencontre en retard cruciale, le club des Hauts Plateaux se trouve piégé dans une zone de turbulences qu’il n’avait sans doute pas anticipée avec autant d’acuité.
Aujourd’hui, chaque minute passée sur le terrain pèse de tout son poids, et chaque point perdu ressemble à un pas de plus vers un abîme que personne à Sétif ne veut envisager : la relégation. Avant de projeter les esprits vers le Paradou AC, un obstacle de taille se dresse sur la route des Sétifiens dès ce mercredi.
Le stade mythique 8-Mai-1945 sera le théâtre d’une mise à jour du calendrier de haute importance. L’adversaire n’est autre que le CRB, un cador du championnat qui ne vient jamais à Sétif pour faire de la figuration. Cette affiche, qui fleure bon les sommets du football national, revêt cette fois une dimension dramatique. Les deux équipes ont besoin de points, bien que leurs ambitions respectives soient à l’opposé l’une de l’autre.
Pour l’Entente, le calcul est inexistant. L’équation est d’une simplicité brutale : la victoire est l’unique issue acceptable. Engranger trois points lors de cette réception permettrait au club de respirer, d’éloigner un tant soit peu la menace et d’aborder la suite avec un moral requinqué. A l’inverse, un résultat nul ou pire, une défaite devant leur public, plongerait les Sétifiens dans un état de péril extrême.
Dans un tel cas de figure, l’ESS n’aurait plus de filet de sécurité et se retrouverait à la merci des résultats de ses concurrents directs. Le stade 8-Mai 1945 doit redevenir cette forteresse imprenable où l’engagement des joueurs sublime le soutien des tribunes.
Pour Lotfi Amrouche et ses hommes, le match de mercredi est, sans exagération aucune, le plus important de l’exercice actuel. C’est le moment de prouver que l’ADN de l’Entente est fait de résilience.


