
Un repas trop tardif augmente le risque de dérégulation de la glycémie le matin, en particulier pour les personnes atteintes de prédiabète.
« La régulation de la glycémie nocturne joue un rôle clé dans la glycémie à jeun du lendemain matin, lorsque la glycémie est censée être à son plus bas, développent-ils. Cet indicateur est particulièrement important chez les personnes souffrant de dysglycémie, une maladie caractérisée par des taux de glucose anormaux. » Ces spécialistes, de l’Université Oberta de Catalogne (UOC), ont travaillé avec plusieurs instituts de recherche américains pour réaliser leurs travaux. Ils ont recruté 33 hommes et femmes, âgés de 50 à 75 ans, en surpoids ou obèses et prédiabétiques. Leur glycémie était évaluée en permanence, et leurs repas ont été « contrôlés », c’est-à-dire que les chercheurs ont conçu des menus spécifiques avec des quantités adaptées notamment en matière de glucides.
Prédiabète : « Plus le repas est tardif, plus il est difficile de réguler la glycémie »
D’après leurs conclusions, les recommandations alimentaires doivent tenir compte de la quantité de glucides, mais aussi de l’heure du dernier repas du soir. « Plus le repas est tardif, plus il est difficile de réguler la glycémie, alors que son apport nutritionnel reste crucial pour contrôler la glycémie nocturne », soulignent-ils. Il faut aussi prendre en compte la sensibilité individuelle à l’insuline. « Ces informations pourraient être essentielles pour formuler des recommandations plus personnalisées, prenant en compte non seulement la sensibilité à l’insuline, mais aussi le profil circadien de chaque individu (matin ou soir) », développe Diana Díaz-Rizzolo, maîtresse de conférences à la Faculté des sciences de la santé de l’UOC et co-autrice de l’étude. L’organisation des horaires des repas dans la journée pourrait aussi permettre d’éviter les pics de glycémie nocturne, qui peuvent perturber le métabolisme et interférer avec la glycémie à jeun. « Comprendre l’interaction entre chronotype et réponse glycémique pourrait améliorer la précision des stratégies de prévention et de prise en charge du diabète », conclut-elle.
Comment les nouvelles technologies peuvent aider les personnes atteintes de prédiabète ?
Pour la spécialiste, les nouvelles technologies pourraient aider à mettre en place ces nouvelles recommandations, comme les glucomètres en continu ou les applications mobiles dédiées. « Ces outils peuvent grandement améliorer la qualité de vie et le contrôle métabolique des patients, estime-t-elle. Ils aident à détecter précocement les déséquilibres glycémiques, permettant ainsi d’ajuster l’alimentation, les médicaments et l’activité physique en fonction de données objectives. »


